Il y a cinquante ans, le 13 mai, le monde a déclaré que la planification familiale est un droit humain

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Tout au long de l'histoire de l'humanité, les efforts consentis pour planifier, éviter ou retarder la grossesse ont été une lutte engagée par les femmes et les filles. Mais à la Conférence internationale des droits de l'homme de 1968, Les Etats signataires ont pris des engagements clairs pour la réalisation effective de ces droits.

Le document final de la conférence, connu sous le nom de Proclamation de Téhéran, a déclaré sans équivoque : ¨La protection de la famille et de l'enfance reste la préoccupation de la communauté internationale. Les parents ont le droit fondamental de déterminer librement et consciemment la dimension de leur famille et l'échelonnement des naissances¨.

La Proclamation de Téhéran a provoqué une prise de conscience : les femmes et les filles ont le droit d'éviter l'épuisement et le danger de trop nombreuses grossesses, trop rapprochées. Les hommes et les femmes ont le droit de choisir quand et à quelle fréquence embrasser la parentalité - voire pas du tout. Chaque individu a le droit humain de déterminer la direction et la portée de son avenir de cette manière fondamentale.

Pourtant, 50 ans plus tard, ce droit est menacé.

Jusqu'à ce que la planification familiale soit un choix universellement disponible, ce droit de l'homme ne sera pas entièrement réalisé. L'UNFPA et l'Organisation mondiale de la santé ont reconnu neuf normes qui doivent être respectées dans chaque communauté, pour chaque individu afin que la planification soit effective. La non-discrimination, la disponibilité, L’accessibilité, l’acceptabilité, la bonne qualité, le pouvoir de décider à partir d’information fiable, l’intimité et la confidentialité, la participation et la responsabilité sont obligatoire durant le processus.

En Haïti, 38% des femmes ont, d’une manière générale, des besoins non satisfaits en matière de planification familiale. La prévalence contraceptive est à son niveau le plus bas chez les 15-19 ans, soit 25,6%, contre 35% chez les femmes en union (EMMUS-V, 2016-2017).

L’UNFPA/Haïti ne ménagera aucun effort pour appuyer Haïti à travers son gouvernement dans la poursuite de cet objectif crucial pour l’humanité. Seule une planification stratégique et des actions concrètes et ciblées passant par l’éducation et l’information devront permettre de réaliser en Haïti un monde où chaque grossesse est effectivement désirée.

L'UNFPA, le Fonds des Nations Unies pour la population, est une agence internationale de développement qui promeut le droit de chaque femme, homme et enfant de jouir d'une vie saine et d'une égalité des chances. L’UNFPA aide les pays à utiliser les données démographiques pour élaborer des politiques et des programmes visant à réduire la pauvreté et à garantir que chaque grossesse est désirée, chaque accouchement est sans danger, chaque jeune est exempt du VIH / sida et chaque fille et femme est traitée avec dignité et respect.

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