Des sièges au Parlement pour la diaspora

Publié
1 année ago
Dernière mise à jour
1 année ago
755 views
Time to
read
3’

Durant trois jours, 150 participants dont des experts en finance et en VIH vont débattre des nouvelles stratégies à adopter dans ce contexte de rareté de ressources financières. Tour à tour, les intervenants ont fait part de leur inquiétude quant à la bai

Plus qu’un ATM pour des dizaines de milliers de familles en Haïti, la diaspora veut plus. Nos compatriotes de l’étranger n’ont jamais raté une occasion pour réclamer leur participation dans la vie politique du pays. Avec les travaux sur l’amendement de la Constitution, ils veulent définitivement avoir leur intégration dans toutes les sphères de la vie publique en Haïti. La question de la nationalité haïtienne et leur participation au Parlement haïtien, constituent les deux points fondamentaux que la diaspora veut modifier dans la Constitution. 
Dans un document soumis à la commission spéciale sur l’amendement de la Constitution de la Chambre des députés, le Front uni de la diaspora haïtienne propose d’abord l’amendement de l’article 11 de la Constitution amendée. Selon cet article, « possède la nationalité haïtienne d’origine, tout individu né d’un père haïtien ou d’une mère haïtienne qui eux-mêmes sont nés Haïtiens et n’avaient jamais renoncé à leur nationalité au moment de la naissance. La renonciation de la nationalité s’entend d’une déclaration officielle devant un tribunal haïtien, conformément à la loi. » Le Front propose de remplacer dans cet article "Haïtien d’origine" par "Haïtien de naissance".
Ensuite, toujours dans l’article 11, le Front a souligné que nulle part dans la Constitution il est établi les conditions suivant lesquelles un individu renonce à sa nationalité. Ce qui, selon cette organisation de la diaspora, crée une ambiguïté. « Nous avons jugé essentiel d’y inclure le processus de renonciation afin de résoudre ce problème une fois pour toute », a-t-elle proposé. 
Le Front uni de la diaspora haïtienne a évoqué l’article 61.1 de la Constitution amendée pour exiger la participation de la diaspora dans les élections, et son intégration au Parlement. Selon cet article « La loi peut créer toute autre collectivité territoriale ». « La loi peut créer toute autre collectivité territoriale et virtuelle », propose cette association, soulignant que cela permettra d’avoir des circonscriptions d’outre-mer pour élire des leaders de la diaspora comme des représentants au Parlement.
Parallèlement aux propositions d’amendement du Front uni de la diaspora, d’autres leaders communautaires et personnalités influentes de la diaspora ont fait des propositions à la commission. Pour Max, qui travaille depuis plus de 20 ans pour la ville de Boston dans l’aménagement du territoire et l’urbanisation, il faut légiférer sur le zonage et l’urbanisation.
L’ingénieur Luckner Mayas, qui vit depuis plus de 42 ans aux Etats-Unis, estime pour sa part qu’il faut mettre dans l’amendement comment exiger l’application de la Constitution. D’autres sont intervenu sur des questions d’ordre général comme l’éducation, l’infrastructure communale, entre autres.
Après  avoir suivi les propositions, questions et suggestions des leaders de la diaspora, le président de la commission, le député Jerry Tardieu, a promis que l’opinion et les propositions des  Haïtiens vivant à l’étranger pèseront aussi lourd, sur le rapport de la commission, que celles des autres secteurs de la vie nationale invités depuis quelques mois à formuler leurs positions sur la Constitution. 
Le député Daniel Letang, membre de la commission, a assuré les participants que cette rencontre était la première d’une longue série avec les autres organisations de la diaspora. A ce propos, le vice-président de la commission spéciale, Louis Marie Bonhomme, a fait valoir que des discussions étaient déjà en cours avec les leaders de la Floride et Saint-Domingue, pour une rencontre avec la commission avant la fin de l’année. 
Le député Jerry Tardieu a rappelé que l’initiative de l’amendement de la Constitution est une prérogative de deux pouvoirs, l’exécutif et le législatif.  Pour l’élu de Pétion-Ville,  en créant cette commission dès la deuxième année législative, la Chambre des députés s’est donné le temps nécessaire pour une réflexion sérieuse, inclusive et sereine, de telle sorte que le prochain amendement se réalise dans de bonnes conditions. 
Plusieurs personnalités influentes de la diaspora ont participé activement à cet atelier de travail de New-York. On souligne la présence de Luckner Mayas, Jocelyn Mac Calla, Ludovic Comeau, Yves Cajuste, Julio Midy, Marc Joseph, Dr Lesly Kernizan, Fritz Racine, Charlot Lucien, Charnett Frédérique, entre autres.     
La délégation des parlementaires composée des députés Jerry Tardieu (Pétion-Ville), Louis-Marie Bonhomme (Anse-à-Fleur), Price Cyprien (Thomazeau), Daniel Letang (Port-à-Piment) et Myriam Amilcar (Saint-Michel de l’Attalaye), a promis de prendre en considération les propositions de la diaspora. 
La commission spéciale  a déjà rencontré des représentants du secteur privé des affaires, de la presse, des universités, de la justice, du Chapitre haïtien de l’association internationale des femmes juges (CHAIFEJ)], des droits humains, des institutions indépendantes [Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA), Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC)], des collectivités territoriales…
Robenson Geffrard source le nouvelliste

Tags: 

Animateur (s)

Portrait de Anne Merline Eugene
La Mafia existe
1 année 4 mois ago
Portrait de Jacques Adler Jean Pierre
Agenda Culturel RTVC - 20 Avril 2017
2 années 4 mois ago