Ocname Clamé Daméus, requiert l’arrestation de l’ex-ministre de la justice Camille Edouard Junior

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Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Ocname Clamé Daméus, dans une lettre datée du 14 novembre adressée à Alain Auguste, directeur départemental de l’Ouest, de la PNH « requiert » la police de « rechercher et d’amener en état au parquet de Po

Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Ocname Clamé Daméus, dans une lettre datée du 14 novembre adressée à Alain Auguste, directeur départemental de l’Ouest, de la PNH « requiert » la police de « rechercher et d’amener en état au parquet de Port-au-Prince le nommé Camille Edouard Junior pour détournement de biens publics et tentative de détournement de biens destinés à l’alimentation des prisonniers, menaces de mort avec ordre et condition ». « De tels faits sont prévus et punis par les articles 2, 147, 252 et suivants du code pénal et les alinéas 4 et 5 de l’article 5 de la loi du 9 mai 2014 portant la répression et la  prévention de la corruption », lit-on dans la lettre reçue ce mercredi 15 novembre à la DDO/PNH. 
Contacté par le journal, le commissaire du gouvernement, Clamé Ocname Daméus, a confirmé l’authenticité de la correspondance. « L’ordre du commissaire du gouvernement s’appelle ordonnance ou mandat d’amener », a-t-il dit, refusant par ailleurs de donner plus de détails sur la menace de mort en question. 
Le journal n’a pas encore trouvé l’ex-ministre de la Justice Me Camille Edouard Junior pour un commentaire. Ce dernier a assimilé les actions du chef du parquet de la capitale à de la persécution politique. Il a mis en avant l’autorité morale du commissaire du gouvernement Clamé Ocname Daméus qu’il dit avoir sanctionné dans un dossier d’utilisation à des fins privées de corps du délit.  Le mandat d’amener intervient quelques jours après une lettre de l’ex-Premier ministre Enex Jean Charles à l’actuel Premier ministre Jack Guy Lafontant.
 L'ex-Premier ministre Enex Jean-Charles a indiqué dans une correspondance au Premier ministre Jack Guy Lafontant que deux anciens ministres de son gouvernement, Yves Romain Bastien et Camille Edouard Junior, «vivent une situation avec la justice qui ressemble à des actes de persécution», en référence à l'interdiction de départ et à la convocation du chef du parquet de Port-au-Prince pour audition dans le cadre d'une enquête non encore spécifiée.
Pour l'ex-Premier ministre, la justice est «une pour tous». D'ailleurs, la Constitution ne donne à personne une "immunité totale". Mais elle prévoit la «procédure à suivre» pour chaque autorité, chaque ancienne autorité et toute autre personne que l'on voudrait juger pour des infractions commises, a rappelé Enex Jean-Charles, qui appelle le Premier ministre Jack Guy Lafontant à «s'assurer que les autorités de la justice n'oublient pas de respecter les articles 42,185 et 186 de la Constitution dans toutes les décisions qu'elles voudraient prendre». Quand des autorités judiciaires ne suivent pas les procédures en auditionnant une personne que l'on voudrait accuser, cela aboutit à «l'humiliation», au détriment d'une distribution saine de la justice par un «juge sérieux», a indiqué l'ex-Premier ministre Enex Jean-Charles. 
«Ne pa respecter les procédures, c'est travailler contre la justice», a-t-il lancé, soulignant qu'à ce moment-là «l'impunité continue». Ceux qui ont de vrais contentieux avec la justice ne seront jamais condamnés. L'un des effets de tout cela est que le peuple continuera à mettre dans le même panier ceux qui ont bien et ceux qui ont mal servi l'État, a écrit Enex Jean-Charles, qui dit avoir travaillé pour la distribution de la justice dans tout le pays,
Source le nouvelliste

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