Libération de l’ingénieur Armand Louis

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Le directeur du Collège évangélique Maranatha, l'ingénieur Louis Armand, a été libéré ce lundi 20 novembre, huit jours après son arrestation

Le directeur du Collège évangélique Maranatha, l'ingénieur Louis Armand, a été libéré ce lundi 20 novembre, huit jours après son arrestation. Après un interrogatoire au cabinet du juge instructeur Brédy Fabien qui a duré plus de trois heures, le directeur a trouvé sa libération.
Au commissariat comme au cabinet d'instruction, il a tenu les mêmes propos : il dit avoir été humilié, maltraité, frappé par des policiers. « J'ai même reçu des coups de pied tant au visage qu'à la poitrine », a expliqué l'ingénieur Armand Louis.
L'interrogatoire s'est déroulé en présence du révérend Sylvain Exantus, président de la Fédération protestante d’Haïti, du révérend Jacques Louis, président de la mission l'Union des églises baptistes d’Haïti (UEBH), du directeur de la presse évangélique, du révérend Wadestrand Jean-Baptiste, du directeur Guilbeau St-Cyr, président de la Fédération des écoles protestantes, de Mes Osner H. Févry, Joël Dénéus, Félix Applys et le secrétaire général de l'Union des normaliens d’Haïti (UNNOH), Josué Mérilien.
Le directeur du Collège évangélique Maranatha dit avoir tenu à établir la vérité depuis l'arrivée des policiers sur les lieux jusqu'à son arrestation au local de ladite école. Selon la version officielle, les policiers sont arrivés très tôt dans la cour de l’établissement, alors que le directeur Armand Louis y était aux environs de 8h45 a.m. N'était la présence d'un agent de la MINUJUSTH, l’ingénieur Louis aurait trouvé la mort, a indiqué Me Févry.
Au cabinet d'instruction ce matin, on commençait à s’inquiéter. Le réquisitoire d'informer ne figurait pas dans le dossier. Et Me Févry de s’écrier : « Il s'agit de la banalisation du crime. Un massacre a eu lieu sur le campus privé d'un collège d'une mission protestante, deux policiers sont tués par des gens armés qui avaient escaladé le mur qui sépare le collège de Grand-Ravine. Les policiers, furieux, ont exécuté sommairement douze personnes innocentes qui se trouvaient sur les lieux », a dit Me Févry. 
« Une requête sous forme de plaintes, avec constitution de partie civile exigeant la réponse à ces questions a été soumise : 
1. Qui a envoyé ces policiers commettre ce massacre, cette tuerie sans précédent de civils non armés sur le campus privé d'une mission protestante ?
2. Qui a tué les deux policiers ?
3. Quels sont les policiers de la Direction départementale de l'Ouest (DDO) commandée par le commissaire divisionnaire Alain Auguste qui ont publiquement, en présence de témoins, exécuté sommairement les douze personnes dont les cadavres étaient constatés par un juge de paix de la section est au campus du collège ? », s'interroge Me Osner H. Févry. 
Après analyse du dossier, le juge Fabien a constaté qu'il n'y avait pas d'informations préliminaires, pas de réquisitoire d'informer, qu'il n'y avait que le rapport de police avec une fiche d'inventaire de quatre lignes. D’entrée de jeu, dit Me Févry, le dossier affiche une grande faiblesse.  Mais le juge a tenu compte de tout cela et a procédé à l'interrogatoire. Voyant qu'il n'y a pas d'indices, il a libéré l’ingénieur Armand Louis. 
Après cette libération, un point de presse a été donné par les chefs de mission en vue de remercier tous ceux qui, à un titre ou à un autre, ont contribué à la libération du directeur du Collège évangélique Maranatha.  
Même après sa libération, l’ingénieur Armand Louis a insisté pour que la lumière soit faite sur ce massacre ayant occasionné la mort de deux policiers et douze civils non armés exécutés par des agents de la PNH, affectés à la DDO, témoins et caméra à l'appui, a conclu Me Osner Févry. 
Jean Robert Fleury source le nouvelliste

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