L'assainissement de la capitale un lourd fardeau pour les autorités en place

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Il est 10h du matin le jeudi 23 novembre quand des agents du service de la voirie de la mairie de Port-au-Prince effectuent un coup de balai au boulevard Jean-Jacques Dessalines, communément appelé grand-rue. Ils empilent des détritus dans chaque intersec

À chaque coin de rue des immondices jonchent la chaussé à Port-au-Prince comme de véritables pots de fleurs. Assainir la capitale semble un lourd fardeau pour les autorités en place alors qu’on est à l’approche des fêtes de fin d’année.
Il est 10h du matin le jeudi 23 novembre quand des agents du service de la voirie de la mairie de Port-au-Prince effectuent un coup de balai au boulevard Jean-Jacques Dessalines, communément appelé grand-rue. Ils empilent des détritus dans chaque intersection décorant du coup les artères, espérant que des camions du Service métropolitain de collecte de résidus solides (SMCRS) prennent le relais.
« On est bousculé par les fatras chaque jour », crie un agent de la voirie. Cette situation nous dépasse car la mairie possède une seule équipe qui ne compte que 40 personnes, glisse cet homme, tenant ferme sa brouette. Pour lui, l’édilité de Port-au-Prince doit assumer ses responsabilités en sanctionnant les gens qui engorgent la rue de détritus.
À la rue de la Réunion, à proximité de la 1e église baptiste, sur le terrain réservé à la construction de la cité administrative de Port-au-Prince, un site de décharge prend forme.
Aux 3e et 4e avenues Bolosse, détritus, boue et eaux stagnantes offrent un malheureux spectacle aux usagers de cette zone. Le canal logeant la 4e avenue se trouve complètement obstrué par des immondices. Une vendeuse, assise derrière une montagne de détritus, profite du micro de la presse pour se révolter de la situation. « On a de la difficulté à respirer à cet endroit. Les autorités municipales se succèdent et aucune d’entre elles n’a réagi à cette situation », fustige cette dame.
À Poste Marchand, le décor n’est pas trop différent. Les détritus continuent d’imposer leur loi dans les différentes rues de la capitale.
La rue du Peuple est totalement délaissée, une montagne d’immondices se plante et obstrue la voie, empêchant la circulation des automobiles.
Le segment entre les rues des Casernes et du Centre est bondé de détritus. Aux environs de midi ce jeudi, un camion à berne compressible reçoit le contenu de deux poubelles pleines. On enlève les fatras, un peu reste au sol. Une nouvelle pile prend forme.
Un motard se demande pourquoi le SMCRS ne revient pas enlever le reste des détritus jonchant la rue. « Assainir la capitale représente un lourd fardeau pour les autorités en place », commente un citoyen. Il y a eu l’opération « Coup de poing » lancé en avril dernier par le ministère de l’Environnement de concert avec le ministère de l’Intérieur, les résultats escomptés étaient déjà désastreux une semaine après. Il y a eu le service d’hygiène tout récemment mis en œuvre par le MSPP, chargé de conduire les actions et les interventions liées à l’hygiène et à l’assainissement. Cependant la population de la capitale et celle des zones environnantes Port-au-Prince croulent sous les immondices et continuent de côtoyer des montagnes de détritus.
Les tentatives pour entrer en contact avec la directrice du SMCRS, Magalie Habitant, en début de soirée se sont révélées vaines. Entre-temps, la ville est sale et la saleté devient virale.
Michelson Césaire source le nouvelliste

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