Antonio Chéramy: La séance au sénat, une opportunité pour barrer la route à la corruption

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La séance au parlement autour du rapport sur l’utilisation des fonds PetroCaribe est « une bonne chose » parce qu’elle témoigne de l’avancement des institutions particulièrement le Sénat de la république, applaudit, de son côté, le porte-parole de la prés

La séance autour du rapport de la commission sénatoriale d’enquête sur la gestion des fonds du programme PetroCaribe, fixée pour ce jeudi 30 novembre 2017, constitue une occasion de dire non à la corruption, estime le sénateur de l’Ouest, Antonio Chéramy, dans un entretien accordé à l’agence en ligne AlterPresse.
Chaque sénateur doit prouver qu’il est contre la corruption en votant pour la mise en application des recommandations du rapport, souligne Antonio Cheramy, membre de la commission.
Celles et ceux qui ont dilapidé les fonds PetroCaribe ont commis un crime contre Haïti, dénonce-t-il.
Le sénateur en a profité pour réagir à la conférence de presse donnée le mardi 28 octobre par l’ancien premier ministre et ministre de la planification et de la coopération externe (Mpce), Laurent Salvador Lamothe, en vue de rejeter les accusations portées contre lui dans le document.
« Lamothe est paniqué, l’ancien premier ministre est passé à côté de la réalité et de l’opinion, sa prise de parole n’est pas claire. Il aurait mieux fait de présenter son exposé par devant la commission d’enquête ou bien un juge d’instruction », affirme Cheramy.
Lamothe a rejeté les accusations de forfaiture, concussion, détournement et soustraction de deniers publics, portées à son encontre dans le rapport.
Il a qualifié le rapport de « coup monté, basé sur 0% de preuve et 100% de fausses propagandes, de fabrications, de mensonges et d’approximations ».
La séance au parlement autour du rapport sur l’utilisation des fonds PetroCaribe est « une bonne chose » parce qu’elle témoigne de l’avancement des institutions particulièrement le Sénat de la république, applaudit, de son côté, le porte-parole de la présidence, Lucien Jura, joint au téléphone par AlterPresse.
Toutefois, il avance que le document, qui n’a pas été signé par tous les commissaires, comporte beaucoup de failles.
Au cas où la présidence serait interpellée, elle prendrait une position morale et constitutionnelle, soutient Jura, soulignant combien le président est prêt à appuyer toute démarche de lutte contre la corruption.
Plus d’une quinzaine de personnalités - dont deux anciens premiers ministres, Jean Max Bellerive (novembre 2009 - mai 2011) et Laurent Salvador Lamothe (mai 2012 - décembre 2014) - ainsi que d’anciens ministres, d’anciens directeurs généraux et des responsables de firmes de constructions, impliquées dans des appels d’offres suspects, sont épinglées dans le rapport d’enquête.
Alter Presse

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