L’ONA dément les accusations

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Le directeur général de l’ONA, Me Chesnel Pierre, exerçant son droit de réponse, a apporté, le mardi 16 janvier 2018, un « démenti formel » au contenu de la lettre du CTSP adressée au Premier ministre Jack Guy Lafontant faisant état de « pillage », de « g

Le directeur général de l’ONA, Me Chesnel Pierre, exerçant son droit de réponse, a apporté, le mardi 16 janvier 2018, un « démenti formel » au contenu de la lettre du CTSP adressée au Premier ministre Jack Guy Lafontant faisant état de « pillage », de « gaspillage » susceptible d’entraîner la « faillite » de l’institution.
Il n’y a ni pillage, ni gaspillage, a-t-il dit, voyant dans la dénonciation du CTSP un acte délibéré, courant en Haïti, pour détruire son image et sa réputation, lui qui souligne avoir passé 30 ans dans l’enseignement, 20 ans à professer le métier d’avocat et passé trois mandats comme bâtonnier de l’ordre des avocats des Gonaïves. « On veut mettre les projecteurs sur l’ONA pour des raisons inavouées et inavouables », a indiqué Chesnel Pierre, estimant que ce sont malheureusement des intellectuels de belle eau qui se cachent derrière cette lettre du CTSP. Le directeur général de l’ONA, Chesnel Pierre, réfutant, comme l’indique le CTSP, que la masse salariale de l’ONA représente 60 %, a souligné que cette lettre n’est pas précise. « Il parle de quel budget ? Il faut de l’exactitude », a poursuivi Chesnel Pierre, qui, interrogé sur le budget de l’ONA, n’a pas voulu partager cette information.
Le directeur général, Chesnel Pierre, entouré de quasiment tous les directeurs de l’institution, dont le comptable en chef, le directeur administratif, a souligné que l’ONA, une institution financière, ne peut pas divulguer cette information. « Administrativement, il y a des données que l’on ne peut pas divulguer… Ce sont des informations financières que l’on ne peut pas partager n’importe comment… Pour ce cas précis, l’ONA ne peut pas parler de son budget », a répondu Me Chesnel Pierre face à l’insistance du journal. Sa position a été supportée par tous les responsables de l’administration. Le directeur de l’ONA, dans la foulée, a estimé que le CTSP devrait annexer une copie du budget à sa lettre de dénonciation parvenue au journal. « Je ne veux pas partir du faux pour avoir le vrai », a-t-il poursuivi, plus ouvert cependant à partager des informations sur le personnel depuis son arrivée à la direction de l’ONA le 28 mars 2017.
« Le CTSP a dit que nous avons 4000 employés. C’est du n’importe quoi », a affirmé le patron de l’ONA. « Je n’ai procédé à aucune révocation. Quand je suis arrivé il y avait 2 573 employés. En l’espace de dix mois, jusqu’à janvier 2018, l’ONA compte 2 862 employés », a expliqué Chesnel Pierre. Parmi les 2 862, il y a les 25 contractuels de l’annexe de Mirebalais, a expliqué le directeur général, qui a souligné avoir recruté en fonction des besoins de l’institution. « Il n’y a pas de gaspillage, ni de distribution de lettres de nomination en veux-tu en voilà », a indiqué Chesnel Pierre, qui ajoute « n’être pas tombé du ciel » tout en insistant que « c’est normal de créer des emplois en fonction des besoins ».
En bloc, Chesnel Pierre et tous les responsables des services indiqués dans la correspondance du CTSP ont démenti les chiffres en rapport aux nominations dénoncées par ce syndicat. L’ONAFAM, contrairement à ce qu’avance le CTSP, « est une structure légale » parce que ce produit a été validé par le CAOSS et entériné par le ministre des Affaires sociales. L’article 231 de la loi organique portant création de l’ONA permet au directeur général de « faire tous les actes susceptibles d’assurer la bonne marche de l’office sur avis favorable du conseil d’administration et approbation du secrétaire d’État aux Affaires sociales », a dit Me Chesnel Pierre, expliquant que dans le cadre d’un budget rectificatif entre juin et septembre, le CAOSS a octroyé 200 millions des 800 millions de gourdes demandées pour financer ONAFAM. Sur les 200 millions de gourdes, les prêts octroyés représentent 4 ou 5 millions de gourdes. ONAFAM -produit issu d’une promesse du président Jovenel Moïse de mettre de l’argent dans les poches et de la nourriture sur la table du peuple- « marche très bien », a soutenu Chesnel Pierre. 100 % des débiteurs paient les intérêts de 1 % sur les 25 000 gourdes empruntées, a-t-il poursuivi. Il n’y a pas d’improductifs dans ce portefeuille parce que les gens veulent passer à la deuxième phase, obtenir un prêt de 50,000 gourdes, a fait savoir Chesnel Pierre, qui, par ailleurs, explique que c’est du n’importe quoi que le CTSP ait indiqué que l’ONA compte 4 000 employés pour 5 000 retraités.
L’institution compte 5 200 pensionnés actifs. 67 % sont couverts par l’assurance de santé et de décès, a expliqué Clérosier Roosevelt. La pension minimale est de 3 360 gourdes. Il y a des pensionnés qui reçoivent jusqu’à 400 000 gourdes. Cela dépend de leur dernier salaire et du nombre d’années de cotisation, a-t-il indiqué, révélant que l’ONA compte 400 000 assurés.
Par rapport au tableau quasi parfait dressé et interrogé à ce sujet par le journal, le directeur général, pour dissiper tout doute, a soutenu « qu’il n’y a pas d’administration parallèle à l’ONA ».
Le directeur général, Chesnel Pierre, et les autres responsables n’ont pas dit au journal à quand remonte le dernier audit de l’ONA par la CSC/CA. La CSC/CA est présente à l’ONA à travers des délégués. A chaque fois que l’on termine un dossier, on le leur envoie pour validation, a indiqué Perard Jean Richard. L’audit journalier de l’ONA est fait par la CSC/CA et le cabinet Jackson Alerte effectue l’expertise externe, a soutenu le board de l’ONA, qui affirme aussi qu’avec le temps, l’institution n’a pas pu respecter les dispositions de la loi organique de 1967 devenue obsolète, indiquant que 10 % des cotisations doivent être utilisées comme frais généraux de l’administration. Le seuil varie entre 20, 25 et 30 %. Nous avons fait un budget revu à la baisse pour cet exercice. On veut diminuer et atteindre 25 %, a expliqué le directeur administratif de l’ONA, Paulite Rodrigue, estimant que c’est « un crime contre l’ONA » lorsque le CTSP avance de manière infondée que la masse salariale représente 60 % des cotisations.
Interrogé sur l'écho évoquant un prêt de 700 millions de gourdes à un homme d’affaires et 10 millions de gourdes à l’épouse d’un sénateur, le directeur général de l’ONA, a indiqué qu’il ne voulait pas parler de cela. Pour plusieurs raisons. L’ONA est une banque, la banque des assurés. En tant que telle, les transactions sont du domaine privé. « Nous ne pouvons pas divulguer les informations du client », a répondu le directeur général Chesnel Pierre.
Le directeur des opérations, Bazile Ronald, emboîte le pas au directeur général sur l’impossibilité de révéler combien d’argent a été prêté à un client. Dans le passé, a-t-il dit, on avait indiqué que des hommes politiques avaient eu des prêts mirobolants à l’ONA. 80 % de ces informations sont fausses, a expliqué Bazile Ronald soulignant que le taux d’intérêt n’est ni 1, ni 2 %. D’un autre côté, le directeur général Chesnel Pierre a indiqué qu’il travaillait avec le CAOSS. « Je ne me rappelle pas la date de la dernière réunion », a-t-il répondu au journal, d'un ton persuasif, en affirmant que l’ONA n’est pas au bord de la faillite comme le dit le CTSP. « L’ONA est en bonne santé financière. Dans les excédents, nous avons donné 5 % de plus aux pensionnés, 10 % au personnel, 7 % aux cadres », a expliqué le directeur général, soulignant n’avoir pas bénéficié d’ajustement à la hausse de son salaire.
L’ONA fait partie des institutions autonomes dont le bilan financier audité a été promis au Sénat par le Premier ministre Jack Guy Lafontant fin 2017.
Roberson Alphonse source Le Nouvelliste

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