Marchand Dessalines: Le Président appelle à l'unité

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Le 211e anniversaire de l’assassinat de l’empereur Jean-Jacques Dessalines a été commémoré le mardi 17 octobre à Marchand-Dessalines en présence du président de la République et d’une palanquée de grands fonctionnaires de l'État: le vice-président du Sénat, le président de la Chambre des députés, entre autres.
Marchand-Dessalines, qui a été la capitale d’Haïti sous l’empereur Jacques 1er, n'a pas organisé un grand rituel, sinon des banderoles affichées à certains endroits et des bandes de raras qui essayaient de créer l’animation.
Après le Te deum chanté par le révérend Robenson Alexis, le président de la République, Jovenel Moïse, a déposé une gerbe de fleurs au pied du monument du Père fondateur de la nation sur la place et a observé une minute de recueillement.
Devant un public médusé à Marchand-Dessalines, le président de la République a commencé à faire l’étalage de ses promesses.
Après la Caravane du changement, il a annoncé l’ouverture de grands travaux dans la vallée de l’Artibonite. « 197 km de canaux d’irrigation de la vallée, avant la fin de mon quinquennat, seront bétonnés et 87 km drainés », a-t-il promis dans la foulée. Le locataire du Palais national, sensible aux chiffres, avoue que ces travaux coûteront 150 millions de dollars à l’État haïtien. Un simple détail, si l’on en croit le chef suprême de l’État.
Pour le président de la République, asphalter les routes intercommunales et départementales du pays est une priorité. Pas question qu’un maire ou un sénateur de la République pleurniche en plein XXIe siècle. Comme une petite tape sur la main de l'édile, qui égrène les besoins de sa commune, qui exige courant électrique, eau potable, routes pour sa ville qui a été la capitale d'Haïti.
Pour faire un parallèle avec l'empereur Jean-Jacques Dessalines qui a eu à prendre des décisions difficiles qui ont même conduit à sa mort, Jovenel Moïse souligne à l'encre forte qu'il va continuer à prendre des décisions difficiles, tout en tirant à boulets rouges sur un « groupuscule qui prend le pays en otage». À entendre Jovenel Moïse, électrifier le pays 24 heures sur 24 et asphalter les routes seront très difficiles, car des intérêts mesquins sont en jeu.
« 211 ans depuis que des Haïtiens ont tué le rêve de ce pays, Dessalines est mort parce qu'il avait pris des décisions difficiles dans l'intérêt général », dit-il.
Pour le chef de l'État, l'heure de la rupture a sonné. « Nous devons tous ensemble sortir Haïti de cette pesanteur historique pour tourner la page de la turbulence périodique et de l'instabilité chronique », a déclaré le chef de l’État.
Jovenel Moïse en a profité pour remercier l'empereur Dessalines d'avoir fondé cette nation et apporté cette jouissance, «la liberté», dont il a tracé le chemin pour toute l'humanité.
Au passage, le président de la République dit regretter le fait que « l'Union fait la force » a cédé sa place à la division, qui empêche le développement social du pays. « Haïti se dirige vers l'abîme, une sorte de paraphrase pour expliquer que nous sommes actuellement dans un processus de mort lente».
De son côté, le sénateur Garcia Delva pense qu’il y a une obligation de suivre les traces de Dessalines, qu’il a présenté comme un rassembleur. Le sénateur proche du pouvoir appelle à l'unité nationale.
« Où sommes-nous, où voulons-nous aller avec Haïti ?», se questionne le maire de la commune de Marchand-Dessalines. Marcelin Pierre égrène dans un discours fleuve les problèmes de sa communauté, sous les applaudissements de la population.
L’édile de Marchand-Dessalines souhaite par ailleurs que sa commune soit renommée Dessalines-Ville, comme Pétion-Ville. Pour lui, c’est inconcevable que l’ancienne capitale du pays puisse être traitée en parent pauvre.
« Et les pauvres Noirs dont les pères sont en Afrique, n’auront-ils donc rien ? », le maire a cité l’empereur pour sensibiliser le gouvernement au sort de sa commune.
Le maire principal n'a pas manqué l’occasion d'appeler à la stabilité, qui, dit-il, est le premier des biens publics. « Le président est donc dans l’obligation d’initier un dialogue franc, sincère et constructif avec tous les acteurs de la vie nationale en vue de trouver une issue favorable à la crise qui gangrène le pays depuis le vote du budget 2017-2018. »
En effet, M. Pierre souhaite que le gouvernement prenne toutes les dispositions pour rectifier le plus rapidement possible le budget et apporter une solution aux revendications des collectivités, le CFPB, et la partie du budget qui parle du fonctionnement des collectivités.
Comme d’autres chefs d’État avant lui, Jovenel Moïse se comporte en apôtre de la réconciliation. Il appelle à l’unité pour le respect de nos ancêtres  et prône « l’union qui fait la force. » 
Michelson Cesaire source le nouvelliste

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