Plusieurs milliers de personnes défilent contre la promulgation du budget 2017-2018 controversé

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Plusieurs milliers de manifestantes et manifestants ont défilé à nouveau, ce mercredi 20 septembre 2017, dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, pour protester contre la promulgation, par l’Exécutif, du budget 2017-2018 controversé, observe l’agence en ligne AlterPresse.
La manifestation a exigé également le départ du chef de l’État Jovenel Moïse pour avoir fait fi des revendications de la population, en publiant ce budget.
Très remontés, les protestataires projettent même de manifester, le vendredi 22 septembre, devant l’aéroport international Toussaint Louverture contre le retour de Moise dans le pays, actuellement en visite à New York aux États-Unis d’Amérique pour participer à la 72e assemblée générale des Nations-Unies.
Encadrée par un fort dispositif de sécurité, la manifestation démarrée notamment au niveau du Bel-Air (centre-ville de la capitale Port-au-Prince) a parcouru plusieurs quartiers populaires dont La saline, rue Saint Martin et Carrefour de l’aéroport (Delmas).
À l’arrivée de la manifestation à Delmas, plusieurs entreprises se sont empressées de fermer leurs portes par peur de subir des dommages comme ce fut le cas lors de la manifestation violente du mardi 12 septembre 2017.
À Pétionville, des badauds, passants ainsi que des marchands de rue ont exprimé leur solidarité à ce mouvement de protestation pacifique contre le budget.
Plusieurs motocyclistes, dans le viseur des autorités, ces derniers temps, ont aussi pris part à la mobilisation.
Munis de branches d’arbres et de pancartes, les manifestants ont lancé des propos hostiles contre le pouvoir en place notamment le président.
« À bas Jovenel, Jovenel doit laisser le pouvoir », a scandé la foule en liesse.
La manifestation a aussi défilé sur l’autoroute de Delmas, à Pétionville, Bourdon, Lalue pour atterrir au Champs de Mars (Principale place publique de la capitale) où des agents de la Police nationale d’Haïti (Pnh) ont établi un périmètre de sécurité près du Palais national.
Les agents de la Pnh sont intervenus pour disperser la foule de manifestants intransigeants.
Ils ont aussi procédé à l’enlèvement des barricades de pneus enflammés dressées à la rue des Casernes, Grand rue et autres (centre-ville).
« Moise a décidé de publier le budget. Il ne veut pas entendre raison. Il est préférable de mourir debout qu’à genou », lance Jean Charles Moïse, l’un des chefs de file du mouvement.
L’ancien candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2016 projette de se rendre devant les ruines du Palais national, le jeudi 21 septembre 2017, dans le cadre de la deuxième journée de mobilisation.
En promulguant la loi de finances 2017-2018, le chef de l’État n’a publié que sa lettre de démission, soutient l’activiste politique Rony Timothée, également présent dans la manifestation.
Le fait que Moïse n’a pas voulu écouter les revendications des secteurs socio-politiques, le pays se trouve maintenant dans une instabilité totale, déplore-t-il.
Dans plusieurs autres départements, des manifestations ont également eu lieu contre la promulgation du budget.
Dans le Plateau central, un jeune manifestant aurait été abattu par un agent de sécurité devant une annexe du Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp), lors d’une manifestation.
En colère, la foule a mis le feu à la maison de l’agent de sécurité, actuellement sous protection de la Police nationale de Hinche.
De nouvelles journées de mobilisations anti-budget sont prévues, les jeudi 21, vendredi 22 et samedi 23 septembre 2017
Alter Presse

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