Grève : les rues quasi-vides

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Les rues quasi-vides de plusieurs quartiers de la région métropolitaine ont été transformées, le lundi 18 septembre, en aire de jeu par des enfants. Le mot d’ordre de grève lancé par les syndicats de chauffeurs en réaction au projet de loi de finances  2017-2018 a été largement respecté dans toutes les artères de la capitale. Les écoles publiques et privées ne fonctionnaient pas. Le commerce marchait au ralenti, les petits détaillants se faisaient rares. Les banques commerciales ont ouvert leurs portes, mais les clients n'étaient pas nombreux. Le transport public interdépartemental a été paralysé. Les camionnettes et bus desservant les différents circuits reliant le bas de la ville aux  communes avoisinantes  inexistants. 
Si un calme olympien régnait à plusieurs endroits dans la capitale au matin du lundi 18 septembre, ce n’était pas le cas aux abords de la Faculté de droit et au boulevard Harry Truman, non loin de l'église Ste-Bernadette. Un groupe d’étudiants retranchés au local de la Faculté de droit et des sciences économiques (FDSE) ont dressé une barricade à l’aide de pneus enflammés, de branches d’arbres et d’ordures en face de la barrière principale. La rue Oswald Durand était coupée à la circulation. Selon eux, ces actions sont « une riposte à une tentative de séquestration orchestrée par des agents de la police nationale » qui se trouvaient à proximité de la faculté. « Nous étions réunis ce matin pour réfléchir sur des stratégies pour faire entendre notre voix contre ce budget voté par la majorité décriée au Parlement. Des agents de la PNH ont fermé la barrière de l’extérieur et ont commencé à lancer sur nous du gaz lacrymogène », a raconté l’un d’entre eux, un masque chirurgical sur le visage, mouchoir vert en toile de soi sur la tête. 
18 grenades lacrymogènes ont été collectées par les étudiants comme preuve de la démonstration de force par le Corps d’intervention et de maintien d’ordre (CIMO). L’arsenal des étudiants par contre était constitué de pierres, pneus usagés et gazoline. Jusqu’à 13 heures les deux camps étaient à couteaux tirés. Mais peu de temps après, les forces de l’ordre se sont retirées et les étudiants ont commencé à faire la chasse aux véhicules immatriculés Service de l’État et Officiel. Certains protestataires affirment qu’ils vont intensifier le mouvement si le président de la République publie le budget tel qu’il l’avait annoncé. 
Plusieurs voitures ont eu les vitres brisées. 
La situation au niveau de Martissant (sud de la capitale), plus précisément au niveau de 5e avenue Bolosse, était électrique à la mi-journée. Des individus non identifiés ont tenté d’entraver la circulation en érigeant des barricades enflammées et en lançant des pierres sur les voitures. Deux journalistes du Nouvelliste en ont fait le constat. Leurs véhicules ont été la cible de plusieurs jets de pierre. Heureusement, ils sont sortis sains et saufs. À part ces deux points chauds, des scènes de violence n’étaient pas remarquées dans l’aire métropolitaine. 
Ricardo Lambert source Le Nouvelliste

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