Une commission parlementaire pour faire la lumière sur la traite de 31 jeunes et l’affaire Nabatco

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La formation d’une commission spéciale est annoncée, en vue de faire la lumière sur la tentative de traite de 14 mineurs, âgés de 13 à 17 ans, et de trafic de 17 jeunes filles majeures, âgés de 18 à 24 ans, sur la côte des Arcadins (nord de la capitale) ainsi que sur l’affaire Nabatco.
Cette annonce a été faite par la Commission justice et sécurité publique au Sénat de la République, lors d’une rencontre entre les parlementaires et une délégation du Conseil supérieur de la police nationale (Cspn), le mardi 27 juin 2017.
Selon des précisions apportées par la Direction de la police judiciaire sur le dossier, les étrangers impliqués dans ce coup de filet sont tous des membres d’une organisation basée à Utah aux États-Unis d’Amérique qui œuvre dans la lutte contre la traite des personnes.
Les étrangers concernés étaient en réalité des coopérants venus dénoncer le réseau de trafiquants à la Dcpj et supporter en équipements la Brigade de la protection des mineurs (Bpm), selon le responsable de la Dcpj, le commissaire Normil Rameau.
Les autorités policières avaient procédé, le dimanche 5 février 2017, à l’arrestation de sept présumés trafiquants, lors de la tentative de traite des jeunes.
9 Haïtiens ont été arrêtés, le même jour, pour traite de ces mineures vers l’étranger.
« Ces 31 adolescentes et jeunes ont passé, tout le moment de l’investigation et de traitement de ce dossier, entassées dans 2 petites pièces, non adaptées, de la Brigade de protection des mineurs (Bpm) », avait dénoncé l’Observatoire haïtien sur la traite et le trafic de personnes.
Ce dernier avait exprimé ses vives préoccupations à propos du traitement des cas de ces adolescentes et de ces jeunes filles, victimes de traite et de trafic.
Par ailleurs, sur plus d’une dizaine de trafiquants présumés interpellés dans le cadre de l’affaire Nabatco, seulement deux d’entre eux se trouvent encore en prison, fait savoir le commissaire du gouvernement près du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Ocnam Clamé Daméus.
108 kilos de cocaïne et 15 kilos d’héroïne dissimulées au milieu de 6,500 tonnes de sucre en provenance de la Colombie ont été saisis à bord du navire « MV Manzanares » battant pavillon panaméen.
Cette saisie fait suite à une opération de la Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants (Blts) coordonnée par la « Drug enforcement administration » (Dea), en avril 2015.
Cette cargaison, dont la valeur de revente était évaluée à environ 10 millions de dollars américains, avait été interceptée dans un port local (Wharf Jérémie, situé dans la commune de Cité Soleil, périphérie nord).
L’homme d’affaires Marc Antoine Acra, responsable de la Nabatco, compagnie importatrice d’une cargaison de sucre en provenance de Colombie transportée par le navire « MV Manzanares » ainsi que Sébastien François Xavier Acra et Gregory Georges alias Ti Ketan ont été inculpés dans cette affaire pour trafic de drogue.
C’est ce qui est précisé dans une ordonnance de clôture de l’instruction du juge Berge O. Surpris du Tribunal de première instance de Port-au-Prince en date du 29 juillet 2016.
Un ordre d’interdiction de départ avait même été émis par le commissaire du gouvernement, Jean Danton Léger contre Acra dans le cadre du dossier Manzanares, en avril 2016.
Cependant, l’homme d’affaires inculpé pour « trafic illicite de la drogue » a été vu avec le président élu, Jovenel Moïse, en visite en République dominicaine sous l’invitation du président Danilo Medina, le lundi 16 janvier 2017.
Parmi neuf personnes renvoyées par-devant le cabinet d’instruction dans ce dossier de trafic de drogue, la majorité y compris tout l’équipage constitué de Colombiens, ont été libérés.
Ces gens ont été libérés sur ordre du commissaire principal d’alors, en l’occurrence, Jean Danton Leger, indique le substitut du commissaire du gouvernement, Me Joseph Elysée qui avait signé l’ordre de mise en liberté.
Une seule personne se trouve en prison, en l’occurrence l’un des trois Haïtiens inculpés dans l’affaire, dont deux agents de sécurité et un intendant.
La rencontre du 27 juin au parlement a réuni les membres du Cspn, dont le ministre de la justice et de la sécurité publique (Mjsp), Me Heidi Fortuné et le responsable de la Dcpj, le commissaire Normil Rameau.
Alter Presse

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