Bras de fer autour des produits pétroliers

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L’État haïtien et les principaux importateurs de produits pétroliers (Total, Sol, Dinassa) se livrent à un bras de fer à cause d’un différend commercial qui peut provoquer une rareté sur le marché si une entente n’est pas trouvé rapidement. Le journal a appris que l’administration Moïse-Lafontant, a interdit le déchargement d’un pétrolier depuis samedi. Cette commande, comme l’avaient annoncé les importateurs, n’est pas passée par le BMPAD. Ce choix des importateurs de pétrole a été fait après que le BMPAD avait placé une commande de gasoil auprès de Novum Energy, sans appel d’offres. Les compagnies ont mis en avant la volonté  « d’assurer » à cette « industrie de pouvoir continuer d’exercer son activité dans des conditions normales de gouvernance et de transparence », selon une correspondance adressée le 14 juin dernier au directeur du BMPAD. 
Mardi soir, il n’y avait toujours pas de solution à l’horizon.  « Il y a des conditions pour commander des produits pétroliers en Haïti. Le bateau est là mais n’aurait même pas dû entrer dans les eaux territoriales haïtiennes », a indiqué une source proche de ces négociations. « Il y a des normes à respecter. On ne peut pas vouloir prendre l’État à la gorge ni mettre en avant des intérêts particuliers », a indiqué cette source. 
« Le dossier n’est plus au niveau du BMPAD », a confié une source proche de cette institution. Entre-temps, le journal a appris que les compagnies pétrolières ne disposent que de quelques jours d’approvisionnement. Le gasoil- dont le volume n’est pas précisé par des sources officielles- transporté par Novum Energy est attendu à Port-au-Prince entre le 3 et le 5 juillet. 
« Ce bras de fer envoi une très mauvaise image d’Haïti par rapport aux investisseurs étrangers. Il y a un capital confiance que l’on grille de manière enfantine et à cause, entre-autres, d’un problème d’ego. Mais en tout état de cause et quelles que soient les hypothèses, des partenaires appelés à travailler ensemble n’auraient pas dû laisser la situation dégénérer. Il n'y a au fait que des perdants dans cette affaire. Le paiement de frais de wharfage et autres ne pénaliseront pas les compagnies pétrolières qui ont les reins solides. La question est, est-ce que le président Jovenel Moïse peut laisser se produire une crise, une rarété de produits pétroliers à cause de ce différend », a longuement expliqué un observateur très au courant de ce dossier. Actuellement, les reponsables de Total et de Dinassa ne sont pas en Haïti. Attendons-voir », a-t-il indiqué.
Roberson Alphonse source le nouvelliste

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