Mise en garde du RNDDH au Président Moise

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Le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh) lance une mise en garde au président Jovenel Moise, autour de ses velléités d’effectuer des remaniements au sein du haut commandement de la Police nationale d’Haïti (Pnh), suite aux derniers événements, dont un incident enregistré au passage du cortège présidentiel, le vendredi 7 avril 2017, sur la route nationale No.1, non loin du bourg de l’Arcahaie (au nord de la capitale).
Depuis le transfert, le jeudi 5 janvier 2017, aux Etats-Unis d’Amérique, de l’ancien officier de police, Guy Philippe, soupçonné d’implication dans le trafic de drogue et le blanchiment d’argent en terre étasunienne, une atmosphère de tension règne au sein de la Police nationale d’Haïti (Pnh), souligne le Rnddh.
« Elle (eette atmosphère de tension) est maintenue par des rumeurs persistantes de changements imminents à la tête de cette institution », fait savoir le Rnddh, dans une lettre ouverte, en date du 3 mai 2017, signée de son directeur exécutif, Pierre Espérance et dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
Cette situation coïncide avec le fait que des sénateurs de la république, offusqués par l’arrestation, suivie du transfert du « sénateur élu de la Grande Anse (une partie du Sud-Ouest d’Haïti), Guy Philippe, avaient préalablement exigé la destitution du commandant en chef de la Pnh, Michel-Ange Gédéon.
Guy Philippe a été arrêté, à Port-au-Prince, le jeudi 5 janvier 2017, par des agents de la Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants (Blts), puis transféré, dans la soirée, vers la Floride.
Dans une résolution, votée le 14 mars 2017, le sénat haïtien a condamné « énergiquement » l’arrestation et « la déportation » de Guy Philippe aux États-Unis d’Amérique.
Les sénateurs, signataires de ladite résolution du 14 mars 2017, ont même soutenu que l’arrestation de Guy Philippe serait une « attaque contre la démocratie et la souveraineté d’Haïti ».
« Ces changements (qui seraient envisagés au sein de la Pnh) ont aggravé la situation de tension, qui existait déjà au sein de la Pnh. Il s’y est aujourd’hui instauré une atmosphère d’anxiété et de confusion, d’autant plus qu’il circule une liste, émanant de la présidence, faisant état de plusieurs hauts gradés de la Pnh, appelés à être transférés de l’institution policière », continue le Rnddh, dans sa lettre ouverte du 3 mai 2017.
La Police nationale d’Haïti, institution chargée de maintenir l’ordre, en général, et de prêter force à l’exécution de la Loi et des Règlements, ne saurait travailler, ni être efficace dans de telles conditions de suspicion, de confusion et d’anxiété, relève le Rnddh, dans son rôle de « vigie » comme organisme de défense de droits humains.
« En plus des ressources humaines et matérielles adéquates, il lui faut (à la Police nationale d’Haïti), de la sérénité pour mener à bien ses tâches », rappelle le Réseau national de défense de droits humains.
Selon le vœu de l’article 141 de la Constitution haïtienne en vigueur, « le président de la république nomme, après délibération en conseil des ministres, puis approbation du sénat, le commandant en chef des Forces armées d’Haïti, le Commandant en chef de la Police nationale, les ambassadeurs et les consuls généraux, et les conseils d’administration des organismes autonomes ».
« Gédéon détient un mandat de trois (3) ans, qu’il doit mener à terme et que doivent respecter toutes les institutions, en particulier le sénat et la présidence », insiste le Rnddh.
Il est du devoir de la présidence, « au nom de la continuité de l’Etat et en tant que garante des institutions étatiques, de veiller à la stabilité de l’institution policière, d’assurer son fonctionnement régulier et de la conforter dans son travail quotidien ».
Guy Philippe, un ancien officier de police, élu sénateur et accusé de trafic de drogue et de blanchiment d’argent aux États-Unis d’Amérique, doit attendre le mercredi 5 juillet 2017 pour connaître sa sentence, après avoir plaidé coupable, le lundi 24 avril 2017, devant un tribunal de Floride. 
Alter Presse

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