Anthony Dumont s'est rendu à la justice

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« Le RNDDH exige la justice soit rendue à la victime », a déclaré sans ambages Marie Yolène Gilles-Colas, la responsable de programme et porte-parole du Réseau national de défense des droits de l’homme (RNDDH), au carré du commissaire du gouvernement, ce vendredi. Visiblement préoccupée par cette affaire, Mme Gilles croit que la justice doit  faire son travail avec d’impartialité  afin d’éviter la répétition de ces cas. 
La militante des droits humains estime que l’ancien député de Léogâne avait prémédité son acte. « Le RNDDH dispose d’une vidéo qui montre clairement le visage de l’agresseur et la fillette en rapport sexuel. La vidéo a été réalisée à l’aide d’une caméra cachée par la mère de l’enfant dans la maison. Celle-ci met à nu l’agresseur qui fait tout ce qu’on peut imaginer dans une relation intime entre deux adultes », a martelé Marie Yolène Gilles.
Pour sa part, l’ancien député de Léogâne rejette d’un revers de main l’accusation d’attouchements sexuels mise à sa charge. « Je n’ai rien à voir dans ce dossier. Je n’ai aucun problème à ce que la justice tranche sur cette affaire », a déclaré Jean Anthony Dumont.  Il a  affirmé que c’est un coup monté vu que la mère de la fillette, qui prétend être sa compagne, lui doit une forte somme d’argent. « Je n’ai pas besoin de faveur de la justice. Et je crois en la justice de mon pays », a fait savoir M. Dumont quelques heures avant son arrestation. «  Malheur à celui par qui le scandale arrive. La femme de César ne doit être soupçonnée », a-t-il avancé, très confiant. 
Après  avoir entendu M. Dumont, le parquet de Port-au-Prince a procédé à la saisine du cabinet d’instruction. Après les démarches administratives, l’ancien député de Léogâne  sera transféré au pénitencier national, a en croire la porte-parole du parquet de Port-au-Prince, Mirlande Dupiche Prévost.
Le  Réseau national de défense des droits Humains (RNDDH), dans une note datée du 23 février,  accuse d'attouchements sexuels sur mineure Jean Baptiste Anthony Dumont, ancien député de la quarante -huitième législature , candidat malheureux aux élections de 2015 pour le poste de député pour la circonscription de Léogâne, responsable de parti politique, enseignant et  actuel notaire de Léogâne. 
Selon les informations recueillies par le RNDDH, Jean Baptiste Anthony Dumont entretient, depuis plusieurs mois, une relation amoureuse avec une jeune femme, elle- même mère célibataire d’une petite fille âgée de onze  (11) ans.  Au fil des mois Jean Baptiste Anthony Dumont s’est mis à manifester de plus en plus d’intérêt pour la fille de sa compagne, arguant vouloir aider cette dernière à réussir l’éducation et la formation académique de sa fille et calmant par là les soupçons de la mère de l’enfant ainsi que ceux des membres de la famille de celle-ci. 
Cependant, à la stupeur de la mère, le 3 janvier 2017, sa fillette lui confie que Jean 
Baptiste Anthony Dumont lui fait continuellement des déclarations incompréhensibles et  lui demande de lui permettre de l’embrasser sur la bouche et au vagin.  Ne voulant pas banaliser les confidences de sa fille et par peur d’obliger celle-ci à une confrontation avec son agresseur Jean Baptiste Anthony Dumont, au cours de laquelle ce serait la version de sa fillette contre celle de son agresseur, elle fait l’acquisition, au cours du mois de février 2017, d’une caméra vidéo qu’elle installe dans sa chambre, à l’insu de l’agresseur. Par la suite, elle lui affirme devoir se rendre à Hinche pour quelques jours, le temps d’y régler certaines affaires importantes. 
Le 17 février 2017, croyant que la mère est effectivement allée à Hinche, Jean Baptiste Anthony Dumont se rend chez la fillette, gardée pendant l’absence de sa mère  par une cousine de celle-ci. D’entrée de jeu et dans l’idée d’éloigner la cousine susmentionnée, Jean Baptiste Anthony Dumont lui donne un billet de mille (1000) gourdes, desquelles  elle est invitée à prendre cinq cents (500)  gourdes. Croyant être seul dans la maison avec la fillette, il l’a sexuellement agressée par des  attouchements qui ne laissent aucun doute sur leur nature, avant de lui faire un cunnilingus. Enfin, il a fait promettre à la fillette de ne rien raconter à sa mère. Dans la vidéographie que le RNDDH a en sa possession, les visages de la fillette et de son  agresseur ainsi que son pénis en érection sont clairement visibles, notamment au moment  de l’agression.  En parlant à  sa compagne, Jean Baptiste Anthony Dumont a nié tous les faits croyant qu’il ne s’agissait que de sa parole contre celle de la mineure. Aujourd’hui,  la mère de la victime est harcelée par des proches  de l’agresseur de sa fille.  L’un d’entre eux aurait même laissé entendre que l’agresseur serait prêt à verser une forte somme d’argent dans le but d’étouffer l’affaire et d’épargner sa famille. 
Le RNDDH s’est entretenu avec l’agresseur qui a encore une fois nié son implication dans l’agression  sexuelle et a affirmé avoir été drogué dans la maison, après qu’un verre d’eau au goût amer lui été offert.  Le RNDDH met en garde tous les proches de Jean Baptiste Anthony Dumont qui  intimident la mère de la victime et tentent de la convaincre de s’entendre à l’amiable avec  l’agresseur de sa fille. 
De plus, le RNDDH rappelle que le Code pénal, en ses articles 278 et 279, précise ce qui  suit: Quiconque aura commis un crime de viol ou sera coupable de toute autre agression sexuelle, consommée ou tentée avec violence, menaces, surprise ou pression psychologique contre la personne de l’un ou l’autre sexe, sera puni de dix  ans de travaux forcés.  Si le crime a été commis sur la personne d’un enfant en dessous de l’âge de quinze ans accomplis, la personne coupable sera punie de quinze ans de travaux forcés. 
Fort de cela, le RNDDH exige l’arrestation immédiate de Jean Baptiste Anthony Dumont et sa traduction par-devant un tribunal criminel dans le délai légal imparti. De plus, le RNDDH demande que les autorités étatiques mettent tout en œuvre en vue d’assurer la sécurité de la victime et de sa mère. Enfin, le RNDDH salue le courage et l’ingéniosité de la mère de la victime qui met à la  disposition des autorités judiciaires un document confondant, ce pour que justice soit rendue à sa fillette. 
Ruth Cadet source le nouvelliste

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