Jovenel Moise au cabinet d'instruction

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La saga judiciaire provoquée par les conclusions du rapport de l’UCREF sur les activités financières de Jovenel Moïse ne finit pas de provoquer des remous. Après l’audition du président du conseil d’administration de la Banque nationale de crédit, c’est au tour du président élu de la République de fournir des explications au juge Breddy Fabien, en charge du dossier. Tôt mercredi matin, sans avoir été convoqué, sans ses avocats, Jovenel Moïse a répondu aux questions du juge durant 4 heures environ. « Je suis conscient que j’ai pris une grosse décision. Je l’ai prise parce que je fais confiance aux institutions de mon pays. Bien que, comme j’ai l’habitude de le dire, elles soient faibles, on ne peut pas les éliminer. On doit les renforcer », a expliqué l’intéressé, une heure environ après l’audition, au bureau de la transition à Pétion-Ville. 
Jovenel Moïse s’est montré reconnaissant envers le juge qui a accepté de le recevoir sans convocation. « J’avais l’opportunité de faire la lumière sur ce dossier. J’ai apporté une clarification définitive sur un dossier monté par mes anciens adversaires politiques. Ils voulaient créer de l’instabilité dans le pays. (…) L’instruction est secrète. Vous devez attendre pour savoir ce que j’ai dit et les conclusions de l’instruction », a-t-il fait savoir sans souligner que ce dossier date de 2013 bien avant son entrée en politique active. Ce dossier, poursuit-il, est une invention parmi d’autres concoctées pour empêcher le peuple d’avoir accès à la nourriture et à l’emploi. « J’ai dit que je savais comment mettre les rivières, le soleil, la terre et les hommes ensemble. Mais pour ce faire, il faut cesser les inventions, les instrumentalisations de la justice […] », a-t-il balancé.
Celui qui est en passe de prêter serment comme le 58e président d’Haïti a expliqué qu’il s’était rendu au cabinet d’instruction dans le but de prêcher d’exemple, car personne n’est au-dessus de la loi. « Comme je l’avais dit, il faut rétablir l’ordre dans le pays. Que vous soyez président, riche, ou pauvre, vous devez vous courber devant la justice », a-t-il fait savoir, promettant que l’État de droit sera renforcé durant son administration. « Comme le dit le proverbe la justice élève une nation. Durant mon administration, la justice sera impartiale. Comme je viens de prêcher l’exemple ce matin. Président élu de la République, je me suis rendu avec humilité et sagesse devant le juge. La justice ne doit pas être instrumentalisée. Personne ne pourra se servir de la justice pour monter des dossiers sur quelqu’un. Personne ne pourra utiliser des institutions crédibles comme l’UCREF, l’ULCC pour fabriquer des dossiers fallacieux. Ces institutions servent à instaurer l’ordre, elles ne sont pas là pour aider des politiciens malintentionnés à détruire des gens » , cingle-t-il. 
Jovenel Moïse souligne dans la foulée que la justice ne peut pas servir d’instrument de persécution politique. Car, argue-t-il, on peut persécuter quelqu’un aujourd’hui avant d’être persécuté demain. « Je ne le veux pas. Personne ne doit être persécuté », a-t-il fait savoir. Bien qu’il dispose d'un grand soutien au Parlement, Jovenel Moïse fait remarquer qu’aucun parlementaire n’est intervenu pour l’extraire de force du tribunal. 
Jovenel Moïse évacué en catastrophe après son audition
Le président élu a pu s’exprimer paisiblement lors de son point de presse au local de la transition, en revanche, la situation était bien différente dans la cours du palais de justice après son audition. S’il comptait répondre aux questions des journalistes, aux aguets durant plusieurs heures, c’était sans compter sur une atmosphère hétéroclite de vivats et d’admonestation. Alors que certains militants ont acclamé l’homme de la banane à sa sortie du tribunal, d’autres ont réclamé son arrestation. Cette cacophonie, ponctuée d’un branle-bas des journalistes qui voulaient l’interroger, a suscité l’évacuation en catastrophe de Jovenel Moise par les forces de sécurité.
Jean Daniel Sénat source le nouvelliste

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