Haïti, États-Unis, à chacun ses défis

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Barack Obama s’en va. Après huit ans à la tête de la plus grande puissance mondiale, le 44e président des États-Unis passe le maillet au tonitruant Donald Trump. En marge de la cérémonie de prestation de serment du président républicain, des heurts ont certes éclaté à Washington, mais tout s’est finalement bien passé, comme on s’y attendait. Le milliardaire est aux commandes dès ce vendredi 20 janvier pour un mandat de quatre ans. Opposé à certaines mesures prises par son prédécesseur – dont l’Obamacare et sur la politique étrangère –, Donald Trump devra prouver qu’il peut mieux faire. Étonner les nombreux sceptiques qui doutent de sa capacité à mener la barque d’un pays comme les États-Unis. 
Terrorisme, migration, armes nucléaires… de nombreux dossiers brûlants attendent le milliardaire de 70 ans, sans expérience politique et militaire, devenu président au cours d’une élection qui aura fait mentir tous les sondages et défié les grands médias et les leaders d’opinion qui prédisaient une victoire d’Hillary Clinton. Soupçon de piratage de la Russie ou non, la page est bel et bien tournée. Le couple Clinton a assisté à la cérémonie de prestation de serment de M. Trump qui leur a rendu un hommage appuyé. La « démocratie » est en marche. Comme en Haïti également.
Ici, cependant, personne ne peut brandir une élection sur laquelle il n’y a pas eu de soupçons de fraude ou d’irrégularités. Mais, à chaque fois, on a réussi à tourner la page avec toutes les conséquences souvent désastreuses qui vont avec. Le plus récent épisode : une année perdue juste pour l’organisation des élections qui auraient dû avoir lieu bien avant. Contre vents et marées, on y est arrivé. Malgré tout. Et, dans environ 15 jours, soit le 7 février prochain, le président élu Jovenel Moïse prêtera serment. Avec un mandat de cinq ans, le dauphin de Michel Martelly passera une année au pouvoir de plus que Donald Trump.
Des années-lumière séparent Haïti des États-Unis à plusieurs niveaux. Contrairement au pays de l’Oncle Sam, ici en Haïti, la population attend toujours le minimum. Que certains besoins primaires ne constituent plus un luxe à satisfaire, que les classes défavorisées puissent vivre avec une certaine décence, que la classe moyenne croie en un avenir meilleur. Comme ses prédécesseurs, pour ne pas partir bredouille à la fin de son mandat, Jovenel Moïse devra s’attaquer à des problèmes récurrents, dont la corruption. Création d’emplois, lutte contre la vie chère, combattre l’inflation… d’énormes défis attendent la future administration. Comme il n’a cessé de le claironner pendant la campagne électorale, mettre ensemble les rivières, le soleil, la terre et les gens « pour développer de façon durable le pays» sera-t-il suffisant ?
Quant à Donald Trump, qui a fait des centaines de promesses dont certaines font peur aue monde, il est à l'épreuve de la réalité du pouvoir.
Edito du Nouvelliste

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