Conflit terrien : les Benoît racontent leur « drame »

Publié
2 années ago
Dernière mise à jour
1 année ago
330 views
Time to
read
1’

Gilbert Benoît, 60 ans, frappe à toutes les portes, conte le « drame de sa famille », sa longue lutte pour préserver l’intégrité d’un terrain acquis par ses ancêtres depuis 1892. Les années ont passé, les adversités se sont multipliées pour les héritiers de son père, Paul Benoît, mais jamais, a-t-il concédé, les accapareurs de terre n’ont été aussi puissants. Ils ont le support de gens haut placés dans la police et la justice. 
Les assauts se sont multipliés sur les lieux, un terrain qui abrite des lotissements connu sous le nom de Les Palmes, à proximité de Parc du Souvenir. Depuis le 9 décembre 2016, ces messieurs, les « prétendus héritiers de Laurenceau Leonvil sont sur le terrain avec des hommes lourdement armés, une Nissan Patrol blanche », a indiqué Gilbert Benoît, déplorant que les lettres de la famille Benoît au président de la République, au Premier ministre, au ministre de la Justice n’aient pas permis de résoudre le problème. Le drame est aussi celui de gens ayant acquis des lotissements dont les constructions sont à l’arrêt, à cause de menaces d’hommes armés. 
Dans certains cas, ces gens, nos clients, ont obtenu des prêts bancaires pour construire leur logement, a expliqué Gilbert Benoît. Les banques, en général très exigeantes dans l’analyse de titres de propriété, n’auraient pas  octroyé ces prêts si nos papiers n’étaient pas conformes. Elles ont recours à des notaires certifiés par les banques a-t-il ajouté, rappelant que le terrain abritant le Parc du Souvenir a été vendu par les héritiers Benoît. 
« Par rapport à cette situation, il faut craindre un ralentissement de financements pour la construction de logement. Où est l’Etat? », s’est demandé Gilbert Benoît. « Jugement exécuté » est écrit sur les murs de clôture d’autres propriétés dans les parages de Belvil qui ne sont pas nos clients, a-t-il indiqué. 
« En pareilles circonstances, les notaires, les arpenteurs et les banques ont-elles une raison d’exister ? Peut-on donner du crédit », se demande Gilbert Philippe, qui confie au passage avoir été reçu par le sénateur Jean Renel Sénatus et d’autres membres de sa famille par le responsable de la direction des affaires judiciaires au ministère de la Justice. 
Le militant des droits de l’homme Pierre Espérance, coordonnateur du RNDDH, a confié avoir reçu un lettre de la famille Benoît. Sans préjuger du fond, Pierre Espérance souligne que la justice doit faire son travail dans le cadre de l’Etat de droit. Il a dénoncé l’existence de menaces et l’implication présumée de gens de l’appareil répressif de l’État de tels actes. Le journal n’est pas encore entré en contact avec d’autres protagonistes de cette affaire.
Source le nouvelliste

Animateur (s)

Portrait de Anne Merline Eugene
La Mafia existe
1 année 7 mois ago
Portrait de Jacques Adler Jean Pierre
Agenda Culturel RTVC - 20 Avril 2017
2 années 7 mois ago