Le Festival Massimadi restera au placard

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 La nouvelle a défrayé la chronique. Sur la Toile, on ne parle que de ça : du 27 au 30 septembre, il est programmé à la Fokal, à la Cinémathèque de Pétion-Ville et à l’Institut français la première édition du Festival Massimadi. Ce festival de films et d’arts qui a pour mission de présenter les réalités des communautés LGBTI (sigle anglophone pour désigner les personnes homosexuelles, bisextuelles, transgenres ou intersexes).
Trouvant l’appui des ambassades du Canada et de France, cette activité n’a pas manqué de provoquer l’ire d'une bonne partie de la société haïtienne, notamment à Port-au-Prince. C’est d’abord le sénateur Jean Renel Sénatus qui est monté au créneau. Il a dénoncé avec ferveur cette activité qui, selon lui, est de nature à dévier la jeunesse et à détruire la cellule familiale. Ouvertement, il a critiqué des institutions comme la Fokal qui a mis son espace à la disposition de l'association KOURAJ(association de LGBTI), pour tenir certaines activités.
Le commissaire du gouvernement, Me Jean Danton Léger, pour sa part, n’y va pas par quatre chemins pour expliquer qu’il interdit de tenir ce festival en Haïti. Au niveau du parquet, annonce Me Danton Léger, toutes les dispositions ont été prises en conséquence. Il soutient qu'en Haïti la législation ne reconnaît pas le mariage homosexuel.
Face à cela, dans une courte note, la Fokal annonce qu’il a pris la décision de ne plus accueillir des activités prévues dans le cadre du Festival Massimadi (projections, conférences et débats) qui devaient se dérouler le jeudi 29 septembre dans ses locaux. Elizabeth Pierre-Louis, directrice des programmes à la Fokal, explique que la Fokal a reçu de graves menaces. 
C’est avec le chagrin au cœur que Charlot Jeudi, membre de KOURAJ, annonce le non-lieu des  activités qui étaient ouvertes au grand public. « Par rapport aux menaces qu’ils subissent, les responsables des sites, qui avaient mis à notre disposition leurs locaux, ont pris la décision de ne plus accueillir le festival », a-t-il dit.
Toutefois, Charlot Jeudi souligne que le festival va quand même se tenir, mais dans des endroits secrets, rien que pour la communauté LGBTI. « Cette communauté est en réseau, tout le monde sera informé », a-t-il expliqué sur Magik 9 ce lundi.
Interrogé sur la décision du parquet d'interdire la tenue du festival, Charlot Jeudi dit n’être pas touché par cette décision du commissaire du gouvernement. « Formellement, je n’ai reçu aucune correspondance », affirme-t-il, soulignant que si le commissaire avait pris une telle décision, cela s’apparaîtrait à une violation des droits humains. « Mon avocat sera saisi du dossier », a-t-il martelé.
source le nouvelliste

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