« Bêchons joyeux » est tellement plus vivifiant que « Mourir est beau ».

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  Haïti enverra un seul athlète aux Jeux Paralympiques qui se tiennent à Rio de Janeiro en septembre. Un seul. Illustration du peu de moyens, du peu d’ambitions, du peu d’intérêts pour ce rendez-vous. L’Etat joue les absents. La Digicel se lasse d’être le seul sponsor. La presse et la foule n’en ont cure de ces jeux-là.
Haïti affronte ce vendredi, à Port-au-Prince, le Costa Rica dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde de football 2018. La Fédération haïtienne de football ne cesse de se plaindre. Pas une gourde décaissée pour supporter la préparation de l’équipe nationale ni de celles des autres catégories qui sont engagées dans des compétitions. Le pays a dû avoir recours à la Fifa et à la Concacaf pour respecter ses engagements. Le football comme les autres sports, on s’en balance.
Nous ne nous intéressons aux sports que pour partager les lauriers, pas pour mettre en terre les boutures de la forêt espérée. « Bêchons joyeux » est tellement plus vivifiant que « Mourir est beau ».
Dimanche, des étudiants, ou des énergumènes se faisant passer pour tels, ont perturbé le concours d’admission à l’INAGHEI. Voulaient-ils empêcher le rectorat de faire son travail ou barrer la porte de l’Université d’Etat d’Haïti à des jeunes qui tentaient d’y entrer à la sueur de leur savoir ? 
On ne saura jamais la vraie motivation de ces révoltés d’un nouveau genre. On se demande s’ils savent que le sigle INAGHEI (Institut national d’administration, de gestion et des hautes études internationales) a, dans le temps, bercé les ambitions du décollage de ce pays. Autre temps, autres espérances.
Lundi, au Parlement, ce sont des députés qui ont tenté de manquer d’égard au Premier ministre Enex Jean-Charles. Il faudrait voir et revoir le spectacle de nos « mâles élus », les voir s’évertuer à paraître plus bêtes que l’opinion ne croit qu’ils le sont. Quand il est enfermé dans l’enclos du Parlement, pris entre la mer et l’horizon de ses lacunes, on se demande à quoi pense un parlementaire. De quoi il rêve. 
Pour se pencher sur le sort des handicapés, pour défendre les intérêts du sport ou des sportifs, pour dire ça suffit aux étudiants turbulents ou pour mettre de l’ordre dans leur pétaudière, quand est-ce la dernière fois que avez-vous entendu un élu de la République élever la voix ?
Frantz Duval Edito du Nouvelliste

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