Paralysie du Réseau de surveillance sismique national par manque de fonds

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Les secousses sismiques du week-end n’ont pas pu être rapportées par le réseau mondial USGS, informe l’ingénieur-géologue Claude Prépetit. En effet, informe M. Prépetit, le réseau mondial ne rapporte que les séismes dont les magnitudes sont supérieures à quatre sur l’échelle de Richter. Il reviendrait donc au réseau de surveillance sismique national de fournir les informations concernant les dernières secousses telluriques. Mais, ironie du sort, ce réseau n’est plus en mesure d’informer la population parce qu’il est dysfonctionnel depuis trois semaines.
« Il n’y a même pas d’internet. Notre fournisseur nous a déconnectés, car nous ne pouvons pas payer nos factures », informe le coordonnateur de l’unité technique de sismologie, ingénieur Claude Prépetit, joint au téléphone le samedi 14 mai 2016. Le géologue informe que le réseau de surveillance sismique national fonctionne à partir du budget de l’État. Depuis le commencement de l’exercice fiscal 2015-2016, fait savoir M. Prépetit, le réseau n’a trouvé aucun financement.
En ce sens, cette entité coiffée par l’unité technique de sismologie ne dispose pas de moyens financiers pour fonctionner convenablement. « Nous n’avons pas de moyens pour payer même notre connexion internet. Nous n’avons pas les moyens pour payer le personnel du réseau », déplore l’ingénieur Prépetit. Voilà pourquoi, déclare Claude Prépetit, que le réseau ne peut plus fonctionner.
Désormais, le réseau de surveillance sismique national ne peut aucunement donner des informations sur d’éventuelles secousses sismiques sur le pays. Les responsables du réseau ne sont pourtant pas restés sans rien faire. « Nous avons fait des démarches auprès du ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE) qui nous a alloué un budget. Mais le ministère des Finances n’a jusqu’à présent pas fait de décaissement », fait savoir M. Prépetit.
D’un autre côté, le coordonnateur de l’UTS informe qu’ils ont le projet de faire passer le coût du réseau de préférence sur le budget de fonctionnement. « Un tel projet ne devrait pas faire l’objet d’un projet d’investissement », avoue monsieur Prépetit, car la cause sismique, pour lui, devrait faire partie des priorités de l’État haïtien.
À rappeler que le réseau de surveillance sismique national est une structure implantée par l’Unité technique de sismicité (UTS). Cette dernière est créée le 7 février 2011 par décision du ministre des TPTC, président du conseil d’administration du Bureau des mines et de l’énergie (BME), en vue de répondre aux attentes générées par le tremblement de terre meurtrier de janvier 2010. C’est une démarche qui vise, entre autres, « à surveiller la sismicité locale et régionale liée à l’activité des failles actives par le biais des enregistrements en provenance des stations sismiques et accélérométriques et des mesures de géodésie spatiale par GPS. Tout cela semble torpillé par manque d’argent.
Ritzamarum zétrenne source le national

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