Un don de vie et d’amour

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Mon oncle Ed a toujours eu un amour contagieux de la vie. Malheureusement, il avait aussi deux reins qui ne fonctionnaient pas correctement. Pendant plusieurs années, il avait contré son insuffisance rénale par des séances de dialyse. Les traitements étaient douloureux et fréquents. Chacun d’eux l’épuisait jusqu’au suivant, et, à l’automne 1995, il n’était plus que l’ombre de l’homme plein de vie qu’il avait été.
Finalement, le médecin a dit à Ed que, s’il ne trouvait pas rapidement un nouveau rein, son corps ne tiendrait pas bien longtemps. Bien qu’on n’ait besoin que d’un seul rein pour vivre, Ed ne voulait pas demander à qui que ce soit de lui en donner un en raison des risques liés à toute opération. Mais il n’avait pas le choix. On testa plusieurs amis proches et des membres de la famille pour voir si leurs reins étaient compatibles. On ne trouva qu’un donneur parfaitement compatible : La sœur d’Ed, Dottie, ma mère.
Le 7 décembre, de nombreux amis d’Ed et membres de sa famille s’unirent dans le jeûne et la prière en faveur de Dottie et de lui. Les chirurgiens qui firent l’opération étaient jumeaux. Chose plus intéressante encore, l’un d’eux avait fait don d’un rein à l’autre. Ed et ma mère ont été impressionnés d’apprendre qu’à chaque opération, ces deux médecins faisaient tout ce qu’ils pouvaient, puis inclinaient la tête en prière et s’en remettaient au Seigneur.
Le jour de l’opération, un des médecins a enlevé l’un des reins de ma mère. Tandis qu’il refermait l’incision qu’il avait faite, son frère jumeau greffait soigneusement le rein donné à l’intérieur de l’abdomen d’Ed.
L’opération s’est très bien passée, mais il fallait attendre pour voir si le corps de mon oncle allait accepter ce nouveau rein. On a réprimé les anticorps de son système immunitaire pour améliorer ses chances. Ed a donc été placé en isolement dans le service des soins intensifs pour le protéger des virus. Même après être sorti de l’hôpital, il devait rester à l’écart des autres à l’exception de sa famille proche. Cependant, la veille de Noël, Ed a reçu la permission spéciale d’assister à la fête de Noël annuelle de mes grands-parents.
Portant un masque protecteur, il est entré dans la maison, est allé tout droit vers Dottie et l’a serrée très fort dans ses bras. Tandis qu’ils s’étreignaient, personne n’a pu contenir ses larmes. Chacun pouvait ressentir l’amour qui émanait d’eux. Une sœur avait souffert afin de faire don de la vie à son frère. C’était un don d’amour, un don exigeant un sacrifice, un don qu’il ne pouvait pas se faire à lui-même.
Le visage baigné de larmes, en les regardant, j’ai compris quelque chose : que peut-être nous allions vivre la même chose quand nous rencontrerions personnellement le Sauveur. Il a fait pour nous ce que nous ne pouvons pas faire pour nous-mêmes. Lui seul, étant divin, pouvait supporter un sacrifice si grand que la loi de la justice serait satisfaite. Lui seul, étant parfait, était digne d’expier les péchés de toute l’humanité afin que toutes les personnes qui l’accepteraient comme le Sauveur puissent bénéficier de la loi de miséricorde.
En méditant soigneusement sur ces idées, je me suis réengagé à faire tout mon possible pour montrer ma reconnaissance pour le Sauveur et son sacrifice. Je m’efforcerais de mener une vie de disciple afin de pouvoir un jour être digne d’entrer en sa présence, de le prendre dans mes bras et de le remercier personnellement de m’avoir aimé suffisamment pour faire un tel sacrifice. Par Brad Allred
L’auteur vit en Utah (États-Unis).

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