« Amélioration des conditions des pauvres, condition préalable pour investir en Haïti», selon Daniel Rouzier

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 L’organisation « N ap Sove Ayiti (NAPSA) » a réalisé une conférence sur les investissements en Haïti à la Bibliothèque nationale de la République dominicaine, à Santo Domingo, ce samedi 14 novembre. Le conférencier, Daniel Gérard Rouzier, représentant exclusif de Hyundai et de Honda en Haïti et président fondateur d’E-Power, une entreprise de production d’électricité, a fait savoir qu’investir en Haïti requiert avant tout que l’Etat haïtien améliore les conditions de la masse appauvrie d’Haïti, ces gens-là qui se trouvent au bas de la pyramide sociale, et que soit garantie la stabilité politique. 
Dans cette conférence à laquelle ont assisté environ deux cents personnes, Rouzier a expliqué tous les défis qu’il a dû affronter pour la mise sur pied d’E-Power, laquelle vend le kilowatt/heure à 16 centimes de dollars à l’Etat haïtien, alors que celui-ci le revend à 32 centimes aux consommateurs. Parmi les difficultés rencontrées par cet entrepreneur qui s’est référé à maintes reprises au « plan d’amour et d’excellence de Dieu pour Haïti », se trouvent : le séisme du 12 janvier, la difficulté de trouver des financements sur le marché international à cause du risque élevé perçu par les banques.
L’auteur de « Praxis: propositions de gouvernance pour une autre Haïti » s’est aussi penché sur les investissements dominicains en Haïti. Il s’est plaint que ces derniers soient en grande partie des salons de beauté, alors que des Haïtiens investissent des millions de dollars dans les zones franches en République dominicaine. Il estime qu’il serait mieux que nos voisins installent leurs structures de production en Haïti ; ce qui serait source de nouveaux emplois pour le pays. Cependant, il a ajouté que l’Etat haïtien doit créer les conditions favorables à cette nouvelle modalité de production pour les entrepreneurs dominicains intéressés au marché haïtien. 
A une question de Karina de Pool, la directrice technique de l’Association dominicaine d’exportateurs (Adoexpo) sur les mécanismes pour améliorer la communication entre les entrepreneurs des deux côtés de l’île, le spécialiste en finances a répondu qu’il faut une culture de transparence entre les entrepreneurs haïtiens et dominicains, permettant un dialogue franc et positif. 
Daniel Rouzier qui, le long de son exposé, a parlé de sa foi en Dieu et en une Haïti prospère, s’est présenté comme la preuve vivante de la possibilité d’investir en Haïti, malgré les difficultés. Il invite les jeunes Haïtiens, spécialement les napsistes (membres de NAPSA) à croire en Haïti et à travailler sans relâche pour son développement. 
A cette conférence étaient présentes des personnalités comme Monseigneur Telesforo Isaac et  Jean Michel Caroit, deux grands amis d’Haïti, Nicolo Schiaparelli, le directeur de Progressio et le père Joseph Sévigné qui dessert la communauté haïtienne de la paroisse Saint Curé d’Ars. Cette activité a été réalisée par le département d’éducation de NAPSA, lequel est constitué de sept jeunes: Lully Charles, le coordinateur dudit département et étudiant en administration d’entreprises PUCMM, Sergo Jean, psychologue, et cinq étudiants de l’Université catholique de Santo Domingo, qui sont: Immacula Samuel (Sciences infirmières), Richardson PERPILUS (Administration d’entreprises), Myfedgy Fanord (Economie), Dupiter Chérestal (Physiothérapie), Moreno Jean -Baptiste (Génie informatique). 
Cette conférence fait partie d’une série d’activités que NAPSA réalise à la fin de cette année des deux côtés de l’île : en Haïti (fête de Noël pour des enfants à Saint-Jean du Sud, activité culturelle à Ouanaminthe, clôture du séminaire sur engagement social aux Cayes, et réunion de la direction de NAPSA) et en République dominicaine (activités culturelles à Santiago, tournoi de football à Santo Domingo, et fête de la Noël pour des enfants du batey de San Rafael à Barahona). 
NAPSA a reçu l’appui de la Bibliothèque nationale de la République dominicaine pour cette conférence, le support de Velas Hispaniola, entreprise de capital haïtien établie en République dominicaine, et celui du ministère des Sports dominicain, pour le championnat de football, et l’aide de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) en Haïti pour sa rencontre de bilan et perspectives qui aura lieu le 3 janvier 2016. Joseph Harold Pierre Le Nouvelliste

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