Sud : sécheresse et pénurie d’eau, une constatation désastreuse

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Depuis bien des mois, le département du Sud fait face à une sécheresse chronique. Le secteur agricole est le  plus touché par ce phénomène.  Cela  a des conséquences économiques graves sur les agriculteurs puisque leurs plantations ont péri. Selon des informations recueillies auprès des techniciens et des cadres du ministère de l’Agriculture, dans les zones montagneuses, on a enregistré une perte autour de 80% dans la récolte de haricots noirs et dans des zones irriguées, une diminution de 50% est enregistrée dans les récoltes.  Dans la zone côtière, par exemple, la marmite de haricots noirs se vend à 370 gourdes et une marmite de maïs en grain coûte 45 gourdes. Les agriculteurs se remettent à la Providence.
Après avoir visité plusieurs zones affectées par cette sécheresse, a pu constater que certains systèmes d’irrigation sont presque à sec.  Les principales rivières du Sud  comme : La ravine du sud (Cayes), la rivière L’Acul (Chantal), la rivière de Cavaillon, la rivière de Torbeck  sont presque sèches.Face à cette situation désastreuse, les agriculteurs sollicitent  une assistance  de la part des responsables au plus haut niveau de l’Etat afin de  pallier cette situation.On a appris qu’au cours de la rencontre mensuelle de la table sectorielle regroupant  des acteurs et partenaires (publics et privés) œuvrant dans   le secteur de l’agriculture, cette situation a été soulevée. Une commission ad hoc a été mise sur pied en vue d’analyser la profondeur du problème afin de faire des propositions aux institutions étatiques sur la problématique et des solutions d’urgence à envisager, a confirmé une source proche de ladite table.Selon les données disponibles, l’agriculture représente plus de 60% dans le secteur d’emploi et elle occupe une place  prépondérante dans l’économie haïtienne. Alors, si  cette situation persiste, les conditions de vie socio-économiques déjà précaires des gens vivant de ce secteur deviendront encore plus compliquées.D’un autre côté, le département fait face aussi à une pénurie d’eau potable. Dans plusieurs communes visitées par Le Nouvelliste, les ménages sont en quête partout pour trouver de l'eau potable.Dans la ville des Cayes, plus particulièrement, l’eau potable devient un produit rare et cher. Certains  ménages sont  obligés de parcourir parfois des kilomètres pour  recueillir le précieux liquide. Dans les compagnies de production et distribution de l’eau, dans les boutiques, le prix de 5 gallons varie entre  25 et 35 gourdes et  le prix des petits sachets entre 5 et 10 gourdes pour 2 ou 3 sachets en fonction de la zone ou du caprice du détaillant.Notons que la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (DINEPA) n’est pas en mesure d’alimenter les abonnés régulièrement à  cause d’une pénurie d’électricité. De plus, l’eau qui coule dans les robinets est douteuse.
Joseph Serizier
Source Le Nouvelliste

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