Des sénateurs inquiets mais se préparent quand même

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Plus de 72 heures après le lancement du processus d’inscription des candidats auc prochaines législatures par le Conseil électoral, des acteurs politiques de tout acabit ont émis des doutes quant à la tenue de ces élections cette année. C’est le cas du sénateur Jean-Baptiste Bien- Aimé qui demeure plutôt convaincu qu’aucun scrutin ne va se dérouler véritablement dans le pays  avec le pouvoir en place. Pour expliquer son pessimisme, le farouche opposant au président Michel Martelly questionne la volonté réelle des acteurs décisifs impliqués dans le processus électoral. « Bien que le Conseil électoral ait fait des efforts pour démarrer le processus, il y a cependant des indices prouvant que la tenue des élections cette année n’est pas une ferme garantie », estime le sénateur du  Nord-Est, ajoutant que l’institution électorale se trouve presque dans la difficulté pour trouver les fonds nécessaires à la réalisation de ces joutes. « Le coût de ces élections avoisine les quelque 60 millions de dollars alors que pas même la moitié de cette somme n'est disponible », croit savoir le parlementaire sans toutefois donner de détails.Son collègue Steven Irvenson Benoît n’est pourtant pas de ceux qui croient dur comme fer que les joutes ne vont pas se tenir cette année. Au contraire, le sénateur de l’Ouest souligne que la communauté internationale est dans l’obligation de favoriser la tenue de ces élections qui accusent déjà environ quatre ans de retard.« Depuis dix ans le pays est sous tutelle. Si les élections n’ont pas lieu cette année, l’Organisation des Nations unies et l’Organisation des Etats américains  auront échoué sur le terrain haïtien », déclare-t-il, arguant que  ce sont elles qui financent la moitié de notre budget national. Ce sont elles aussi qui imposent leur gouvernement. »Néanmoins, en regardant d’un œil avisé l’environnement électoral d’aujourd’hui,  Steven I. Benoît croit qu’ « on est en passe de rééditer les gabegies qui se sont passées dans les élections de 2010 ». « Je doute que la « droite  rétrograde »ne reprenne le pouvoir », prévient l’ancien député de Pétion-Ville. Par ailleurs, il indique être déjà à pied d’œuvre pour le prochain scrutin. « Je suis déjà prêt. Comme c’était le cas lors de mes élections comme député puis comme sénateur, il peut y avoir une sorte de retour de l’ascenseur. Etant membre d’un groupe appelé Tèt kole pou Ayiti, je vais mettre les pieds dans l’eau pour faire campagne pour mes candidats. »Pour ceux qui croient qu’il a raté sa chance d'être le premier mandataire de la nation, Steven Benoît de répondre : « Il y a quatre ans de cela je m’étais pas encore préparé pour devenir président du pays. Mes proches ne m'ont pas pardonné jusque-là d'avoir refusé de me porter candidat à la présidentielle.  Mais j’ai mûri et acquis plein d’expériences. Certes, j’ai pris des coups pendant ces quatre ans passés au Sénat, mais j’ai aussi grandi grâce à cette grande université qu’est le Sénat. »Par contre, le père de la loi sur le salaire minimum précise qu’ « il  n’a pas la folie d’être candidat à la présidence, mais que la volonté de servir est bien là. Je suis en pourparlers avec beaucoup de groupements et partis politiques. Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est de travailler pour mes candidats au Sénat, à la députation et aux différentes mairies du pays ». Il a en outre qualifié d’indécent le fait qu’il y ait 126 partis et regroupements habilités à participer à la course électorale. « C’est un véritable désordre. C’est une gargote. Certains partis ne viennent que pour prendre l’argent qui va être octroyé aux partis inscrits. Pour moi c’est de l’indécence… »
Yvince Hilaire Source: Le Nouvelliste

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