Des ultranationalistes dominicains souhaitent "la mort" de Médina

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 A l’occasion de la célébration de l’indépendance de la République Dominicaine ce 27 février 2015, des ultranationalistes dominicains, dont le Mouvement patriotique indépendant (Mpi), ont réclamé la mise à mort du président Danilo Médina qu’ils accusent de « traitre à la patrie ».Le Mpi a organisé une manifestation au cours de laquelle des Dominicains ont attaqué violemment des militants de droits humains du « Comité dominicain des droits humains ». La police dominicaine a du intervenir pour freiner l’élan violent des ultranationalistes.Sur des pancartes on pouvait lire des slogans tels « je ne suis pas raciste mais je ne veux pas d’Haïtiens dans mon pays ».Les menaces des ultranationalistes dominicains concernent également trois journalistes : Marino Zapete, Juan Bolívar Díaz et Luis Eduardo Lora (Huchi), qui sont qualifiés (avec Medina) de "pro-haitiens".Le 25 février 2015, à l’initiative du Collectif du 4 décembre, une marche contre la xénophobie, en faveur de la paix et le vivre ensemble sur l’ile d’Haïti a été organisée à Port-au-Prince.Suite à cette marche contre le racisme en République Dominicaine, l’espace du consulat dominicain a été violé et un drapeau de ce pays brulé.La chancellerie haïtienne et les organisateurs de la marche ont condamné ces actions.Les ultranationalistes indexent notamment l’ancien ministre des haïtiens vivant à l’étranger et responsable de la fondation Zile, Edwin Paraison.Une pancarte à l’effigie de Paraison accuse celui-ci de promouvoir "une boucherie par vengeance raciste" contre le peuple dominicain.Les ultranationalistes exigent que le défenseur des droits des migrants soit déclaré personna non grata.Alors que les ultranationalistes accusent Médina de « traitre à la patrie », le chef de l’Etat dominicain, dans son discours sur l’état de la nation ce 27 février 2015, soutient qu’aucune nation au monde ni aucun organisme international ne peut exiger à son pays d’ « assumer des sacrifices en marge des normes constitutionnelles et de ce que prévoit la loi ».Le plan national de régularisation des étrangers en République Dominicaine (Pnre) doit être bouclé d’ici juin 2015.Avec le très faible pourcentage d’Haïtiens régularisés et des faibles résultats du programme d’identification et de documentation des immigrants haïtiens (Pidih), des observateurs craignent des rapatriements massifs et l’accueil d’apatrides en Haïti.
alter Presse

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