Réunion de Miami, la version du camp opposé

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Le forum sur la grave crise qui secoue le football haïtien depuis le 20 décembre 2013, tenu à Miami (USA) le jeudi 6 mars 2014, sous l’égide des autorités de la Concacaf et d’un représentant de la FIFA a accouché d’une souris, si l’on se fie à la version des faits exposée par le camp adverse, au cours d’une conférence de presse donnée, jeudi 13 mars 2014 à l’hôtel Le Plaza (Champ de Mars).A la table de conférence se trouvaient Guston Jean-Louis et Mackenzie Roger, membres du comité exécutif de la FHF. Il y avait également un représentant du ministère des Sports, Ernst « Nono » Jean-Baptiste. Max Mathurin, ancien de la Cocon et de la FHF et Paul Emile Adrien, Secrétaire général du Racing Club Haïtien et ancien Secrétaire général de la Ligue nationale de football y étaient également à titre d’observateur.    Après quelques bonnes minutes de retard, tout est en place pour débuter cette conférence qui a attiré une très grande partie de la presse sportive haïtienne. « Nous sommes là pour rétablir la vérité, pour améliorer l’image négative projetée par notre sport-roi et réduire les hostilités. Il faut savoir que nous n’avons pas de souci de polémique », tels sont les premiers mots tenus par Mackenzie Roger avant d’ajouter : « Depuis le 20 décembre 2013, nous ne cessons de faire des échanges dans l’objectif premier de solutionner le problème, car les clubs ne sont pas d’accord avec la décision de la FHF. Cependant, Jean-Bart y tient mordicus et ne veut en aucun cas revenir sur sa décision, voire de s’asseoir avec les équipes adverses. On a beau essayé, mais Dadou n’accepte pas. D’où l’ampleur qu’a prise cette crise ». Comme ce fut le cas lors de la conférence de presse tenue par la FHF (lundi 10 mars au Centre FIFA Goal à la Croix-des-Bouquets), le camp opposé a fait appel à Ernst « Nono » Jean-Baptiste en lieu et place de Daniel Jean-Charles (président du Tempête FC) qui avait au nom de la FHF tenté de résumer le forum du jeudi 6 mars réalisé à Miami (USA). « C’est avec un sentiment mitigé que je suis en train de parler de cette crise. Je trouve inadmissible de s’asseoir devant les Blancs pour trouver une sortie de crise. Après la prise de parole de tous les acteurs concernés, j’ai demandé à mes frères haïtiens de prendre 45 minutes pour vider leur contentieux. Cette séance a été très houleuse. Ainsi, après des échanges très musclés de part et d’autre, on s’était entendu pour éradiquer cette crise une fois de retour en Haïti. Pour l’occasion, la Ministre des Sports s’était fait remarquer en disant qu’elle désire que le football soit joué avec 16, 20 ou 30 équipes pourvu que les deux parties s’entendent sur le format de la compétition », a raconté Ze Nono qui fait office de représentant de l’Etat dans ce dossier.Tout en félicitant le président de la FHF pour avoir été choisi pour prendre les rênes de la Ligue de football professionnelle de la Caraïbe, l’homme fort du Valencia FC de Léogâne a fait remarquer : « A Miami, on avait accepté : 1)  de suspendre le championnat. 2) le comité exécutif devait se réunir au complet (samedi 8 mars) pour trouver un modus-operandi. 3) d'inviter les sept (7) clubs opposés afin de les mettre au courant de ce qui a été proposé. 4) d’inviter les clubs dûment habilités à jouer la compétition pour les informer de la solution trouvée. La réunion du 8 mars s'est terminée en queue de poisson, car Dadou a décidé de ne pas respecter ce que nous avions dit à Miami. A mon grand étonnement, il a décidé de passer à l’étape suivante alors qu’on n’avait pas pu boucler la réunion entre les membres du comité exécutif. J’ai été étonné de voir Dadou écrire aux clubs opposés pour les inviter », dixit Guston Jean-Louis.Répondant à une question sur les éventuelles sanctions que risquent dissidents. Le patron du Valencia FC eut à déclarer : « Si nous avions trouvé une solution à l’amiable, et que nous refusions de jouer, il serait juste de nous sanctionner. En plus, nous ne sommes pas inscrits pour jouer ce championnat, comment va procéder la FHF pour nous sanctionner? La Concacaf ne nous a jamais imposé un quelconque ordre. Ça été une réunion préliminaire. Au contraire, elle a voulu que nous autres Haïtiens, nous nous asseyons ensemble pour tenter d’éradiquer cette crise, sans avoir besoin de fouler le sol haïtien », a expliqué le président du Valencia FC qui reste confiant à l’idée que son équipe organisera la dernière phase des qualifications  de la Concacaf Champions League en avril à Port-au-Prince.Pour sa part, avec des termes peu amers, Mackenzie Roger a fustigé le comportement du président de la FHF. Sans mâcher ses mots, il a déclaré : « Dadou a apporté au forum du 6 mars dernier un projet de statut, non encore approuvé par le congrès des clubs, car le dernier en vigueur date de 2007. Il a aussi apporté les règlements du championnat national 2014 en lieu et place de ceux de 2013. Les autorités de la Concacaf et celles de la FIFA ne savaient pas cela. Le plus grave de tout, c’est l’indice de performance du foot haïtien entre 2001 et 2013 inventé par Dadou. Il ne contient que des calculs intéressés, non scientifiques, rien que pour intoxiquer l’opinion publique. Au vu des résultats, des équipes comme le Roulado de la Gonâve, l’ASCAR et le Zénith FC devaient intégrer le soi-disant championnat professionnel. Alors qu’on devait avoir un championnat national de D2  en 2014 à 24 équipes, il a décidé de le faire jouer à 36, avec des équipes sanctionnées et qui avaient abandonné la compétition suite à des forfaits en cascade. La finalité n’est autre qu’un calcul électoraliste. Il a osé, et ce, sans aucun respect pour les autres membres du Comité exécutif de la FHF de nommer à la tête de certaines commissions des personnes ayant des déficits de moralité. Il (Dadou) parle de complot, alors qu’aucune personne n’a pas le droit de se porter candidat pour ravir les rênes de la FHF, sauf lui. Je me demande où est le problème », s’est interrogé Mackenzie Roger.En attendant peut-être un communiqué de presse de la Ministre des Sports, et l’arrivée possible des autorités de la Concacaf en Haïti, la crise qui secoue le football haïtien reste entière pour ne pas dire qu’elle est empirée. Dans la mesure où si les équipes dissidentes consolident leur position de ne pas jouer le championnat à 16 clubs. Récemment, le président de la FHF eut à déclarer : « Quoiqu’il arrive, on va jouer ce week-end ». Qui plus est, le compte rendu envoyé conjointement par courriel par la Concacaf et la FIFA aux participants du forum du jeudi 6 mars à Miami est interprété différemment par les deux parties.
ashaps

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