Fanmi Lavalas demande au sénateur Moïse Jean-Charles et au député Arnel Bélizaire de cesser de s'exprimer au nom de l'organisation politique

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L’Organisation Politique Fanmi Lavalas a protesté « énergiquement» lundi dans une note de presse,  contre des déclarations publiques émanant du sénateur Moïse Jean-Charles et du député Arnel Bélizaire. Le sénateur Jean-Charles qui se réclame de l’organisation avait décidé d’ignorer le mot d’ordre de l'organisation qui avait organisé un sit-in à la ruelle Vaillant pour marquer le 26e anniversaire du massacre perpétré audit lieu lors des premières élections  post-Duvalier le 29 novembre 1987. Il avait plutôt invité à son propre sit-in devant l’ambassade américaine mais n’avait pas réussi à accéder à ce lieu, la manifestation ayant été dispersée par la police à Fleuriot. Moïse Jean-Charles a été élu sénateur en 2009 sous la bannière de la plate-forme LESPWA et la charte de Fanmi Lavalas interdit que ses membres puissent appartenir à un autres parti politique. Le comité exécutif de Fanmi Lavalas affirme n’avoir reçu à date aucune demande d’intégration  et souligne qu’aucune personne en dehors du comité exécutif ou de tout membre mandaté par le comité exécutif, n’est habilitée à la représenter ou à agir en son nom et pour son compte. Toutefois, le comité exécutif affirme que les portes du parti restent ouvertes à toute personne désireuse de partager sa vision en vue de promouvoir la démocratie. Il demande à tout militant qui souhaite y adhérer de respecter la procédure tracée par la Charte et les Règlements Intérieurs de Fanmi Lavalas. Le sénateur Moïse Jean-Charles affirme banaliser la note de presse de Fanmi Lavalas. Une note qu’il assimile  à un tract. Il affirme n’avoir pas été officiellement touché par la décision  de Fanmi Lavalas et appelle son leader historique Jean-Bertrand Aristide, avec qui il affirme avoir d’excellents rapports, à se prononcer sur la question. Le parlementaire a aussi dénoncé des membres du directoire de Fanmi Lavalas qui, dit-il, avec la complicité de l’ambassade américaine, chercheraient à affaiblir la mobilisation contre le pouvoir en place. Les autorités au pouvoir  en 2006 avaient recruté de nombreux membres  de cette organisation politique dans le cadre d'une tentative de son démantèlement. Plusieurs autres organisations dont l'Union avaient subi les mêmes assauts.Le sénateur Moïse Jean-Charles a réaffirmé sa volonté d’aller jusqu’au bout, ajoutant que toutes les conditions sont réunies pour une nouvelle révolution en Haïti.
AHP

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