Selon Steven Benoit, faute de décharge Josué Pierre Louis n est pas qualifié pour faire partie du CEP

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Le premier Sénateur de l’ouest, Steven Benoît, a dénoncé jeudi la nomination de Me Josué Pierre-Louis au conseil électoral permanent de six membres formé par le Président Michel Martelly en soulignant que l’ancien ministre de la justice est disqualifié pour ce poste parce qu’il n’a pas encore reçu décharge du Parlement.
S’exprimant lors d’une conférence de presse au cours de laquelle plusieurs parlementaires, sauf le président du Sénat, Dieuseul Simon Desras, ont tiré à boulets rouges sur le chef de l’Etat, M. Benoît a rappelé que l’article 193 alinéa 4 de la constitution stipule que les ex-comptables des deniers publics doivent obtenir un certificat de décharge pour être habilités à intégrer l’organisme électoral permanent.
Sur la liste des membres d’un CEP au format très spécial que Michel Martelly a officiellement dévoilée mercredi au milieu d’une vive controverse politique, figure le nom de Josué Pierre-Louis à titre de représentant de l’Exécutif.
« A bord du train qu’on dit en marche, il y a un passager irrégulier qui n’a pas payé son billet », a lancé avec une pointe d’ironie le parlementaire en se demandant si le chef de l’Etat s’est entouré de conseillers compétents.
Jusqu’ici secrétaire général de la présidence, l’intéressé avait dû quitter en catastrophe le gouvernement Martelly/Conille, en novembre dernier, pour échapper à une interpellation du Sénat qui l’avait indexé comme l’un des principaux coupables dans l’arrestation illégale du Député Arnel Bélizaire.
Outre le dossier Pierre-Louis, le Sénateur Steven Benoît a décoché une deuxième flèche contre l’Exécutif pour avoir installé au poste de directeur général de la caisse d’assistance sociale (CAS) Harold Bruno -en remplacement d’Herold Israël- avant de faire retrait de la nomination de cet ex-fonctionnaire condamné pour corruption.
Ne cachant pas sa douleur devant cette situation, l’élu de l’Alternative a remis en cause la volonté proclamée du gouvernement de lutter contre la corruption et la contrebande.
Reconnaissant implicitement ce faux pas, dans un communiqué, la présidence a indiqué avoir démis de ses nouvelles fonctions M. Bruno « suite à certaines informations reçues et vérifiées, relatives à sa gestion durant son passage au ministère des affaires étrangères et des cultes en 2006 ».
Administrateur de la chancellerie au cours de la période de transition (2004-2006) sous la direction du ministre d’alors, l’ancien général Hérard Abraham, l’homme avait fait l’objet d’un arrêt de débet de la cour supérieur des comptes lui enjoignant de rembourser plusieurs dizaines de millions de gourdes qu’il avait détournées.
Enfin, le Sénateur Benoît annonce une série d’auditions au Grand Corps à compter de ce vendredi autour des vagues de nominations de secrétaires d’Etat et directeurs généraux adjoints enregistrées ces derniers mois dans différentes institutions sans vérification aucune de leur conformité avec la loi organique des ministères de tutelle. spp/Radio Kiskeya

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