Thierry Mayard-Paul dans le collimateur des défenseurs de la presse

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Des organisations nationales et internationales de défense de la liberté de la presse se préparent à publier une liste de responsables politiques haitiens qu'elles considèrent comme ennemis et prédateurs de la liberté de la presse dans cette nation de la Caraïbe. Pareils développements peuvent avoir des répercussions très négatives sur le président Michel Martelly, le Premier ministre Laurent Lamothe et tout le gouvernement qui n'ont pas cessé de clamer leur volonté de respecter et de faire respecter la liberté de la presse et d'expression.
Ces organisations de presse internationales ont déjà pris contact avec des organisations correspondantes en Haïti pour lancer une vaste campagne de mobilisation au niveau national et international contre des autorités politiques haïtiennes - dont le ministre de l'Intérieur Thierry Mayard-Paul, le maire de Thomonde, Jean Souverne Delva, et le député de Thomonde,Marie Denise Bernadeau - qui cautionnent ou qui se rendent complices de la tentative d'assassinat en mars dernier contre le jeune journaliste Wendy Phèle.
SOS Journalistes, Reporters sans frontières (RSF) et d'autres organisations de presse ont récemment appelé le ministre Mayard-Paul à relever le maire Delva de ses fonctions pour faciliter l'enquête judiciaire en cours. Le ministre Mayard-Paul s'est jusqu'à présent refusé à le faire.
Le secrétaire général de SOS Journalistes, Joseph Guyler C. Delva, a confirmé les informations relatives au lancement imminent d'une campagne de mobilisation nationale et internationale contre les autorités du gouvernement Martelly-Lamothe qui cautionnent ou se rendent complices de graves violations de la liberté de la presse.
« Je peux confirmer que nous sommes en contact avec des organisations de presse internationales qui sont prêtes à lancer une véritable campagne contre les responsables politiques considérées comme des prédateurs de la liberté de la presse », a déclaré Guyler C. Delva.
« Bien entendu, je leur ai dit de patienter encore un peu puisque SOS Journalistes est encore en pourparlers avec des autorités haïtiennes au plus haut niveau pour trouver une solution au problème posé par le maire Delva », a informé le responsable de SOS Journalistes. « Cependant, si les autorités politiques persistent dans leur volonté de protéger le très puissant maire Delva, qui se réclame du pouvoir, elles mériteront d'être dénoncées avec ferveur et véhémence », a fait savoir Guyler C. Delva.
SOS Journalistes a également exprimé ses plus vives préoccupations quant aux menaces de mort proférées par le maire Delva à l'encontre des journalistes qui dénoncent ses agissements dans le cadre de cette affaire.
« Il y a des journalistes, dont Wendy Phele, qui continuent de faire l'objet de menaces de mort de la part du tout-puissant maire et de ses sbires », a dénoncé le dirigeant de SOS Journalistes. « Le maire doit être mis à pied pour faciliter l'enquête et il doit lui aussi être arrêté et poursuivi pour recel de criminel, entre autres », a déclaré Guyler C, Delva, visiblement estomaqué devant l'attitude des autorités gouvernementales et judiciaires qui refusent d'agir contre le maire incriminé.
Wendy Phèle, correspondant de Radio-Télé Zénith dans le Plateau central et journaliste à une station locale, Radio Péralte, a été victime très tôt le 17 mars d'un attentat qui serait l'oeuvre du garde du corps et bras droit du maire de Thomonde, Jean Souverne Delva.
Le journaliste, qui avait reçu trois projectiles, a eu le temps d'identifier son agresseur répondant au nom de Jean Robert Vobe. Peu après la crime, le maire Delva, devenu Agent exécutif intérimaire, a caché le criminel dans son propre hôtel situé non loin de la place d'armes de la ville.
Sur insistance du commissaire du gouvernement Evens Frédérique, le maire Delva avait finalement accepté de conduire le chef du parquet dans l'hôtel pour que le recherché soit entendu.
Quand le chef du Parquet a tenté de procéder à l'arrestation de Jean Robert Vorbe, M. Delva et d'autres individus à sa solde s'y étaient opposés, selon des informations fournies par des personnalités familières avec le dossier et des témoins.
Jusqu'à présent, protégé par le maire Delva, le nommé Jean Robert Vobe n'a toujours pas été arrêté et présenté par-devant les autorités judiciaires compétentes, en dépit d'un mandat d'arrêt émis par le juge d'instruction.
Le journaliste victime a également expliqué que le maire Delva lui avait fait des offres alléchantes en échange de son silence autour de l'implication de Jean Robert Vobe dans l'attaque du 17 mars 2012, ce qu'il avait refusé.
Le journaliste, agé seulement de 21 ans, a eu la vie sauve grâce au savoir-faire de médecins étrangers de l'hôpital de Cange, dirigé par le docteur Paul Farmer. Un des reins du confrère a été gravement endommagé par un des projectiles et ne vit plus par conséquent qu'avec un seul rein. Ce qui rend son état de santé très précaire.
Source: Le Nouvelliste

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