Pardon Duvalier: Consensus peu favorable des politiciens

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Le coordonnateur de l’organisation du peuple en lutte (OPL), Sauveur Pierre Etienne, a clairement fait savoir samedi sur les ondes de Radio Kiskeya, que son parti ne s’associera à aucune démarche visant à pardonner à l’ancien dictateur Jean Claude Duvalier les crimes perpétrés par son régime (1971-1986), avant que la justice se soit prononcée sur le dossier.
Le responsable politique réagissait ainsi aux propos émis en Suisse par le Chef de l’Etat, Michel Joseph Martelly, au sujet du pardon qu’il compte accorder à M. Duvalier dans le cadre d’un consensus à établir autour de la question avec la classe politique.
« Rien ne doit être envisagé sans que la justice ne se soit préalablement prononcée sur le dossier », a déclaré le professeur Pierre Etienne. Il s’interroge d’ailleurs sur les mobiles du chef de l’Etat qui pense déjà à pardonner sans que la justice ne se soit encore prononcée. « Les victimes de la dictature ont le droit d’exiger justice », ajoute le responsable politique.
L’avis du responsable de l’OPL en faveur du mot de la justice dans le dossier Duvalier est largement partagé par le président du parti « Respè », Charles Henri Baker, et par les responsables du Conseil National des Acteurs Non Etatiques, Edouard Paultre, et du Réseau National de Défense des Droits Humains, Pierre Espérance.
Un des avocats du dictateur, Me Reynold Georges, n’approuve pourtant pas l’initiative du président Martelly. Il s’interroge même sur le fait de savoir s’il ne s’agit pas d’un « coup » asséné politiquement à son client par le chef de l’Etat, dans la mesure où, déclare-t-il, la justice n’a absolument rien à reprocher à son client. Par voie de conséquence, ce dernier n’aurait que faire d’un pardon présidentiel, son objectif prioritaire étant la réhabilitation totale.
Me Georges va jusqu’à justifier les violations des droits humains perpétrés sous la dictature, estimant que, dans la plupart des cas, le régime avait réagi à des actes subversifs et à des activités illégales en général.
Le juge d’instruction Carvès Jean avait promis pour le 27 janvier 2012 son ordonnance de clôture devant indiquer si l’ancien dictateur comparaitra ou non par-devant un tribunal pour les crimes qui lui sont reprochés. [jmd/Radio Kiskeya]

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