Des hommes exerçant des métiers de.... femmes ?

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La misère et les problème économiques du pays ont poussé des jeunes hommes à entreprendre des activités de toutes sortes. Il n'y a plus de métiers réservés aux femmes, tout commes les femmes sont dans toutes les spères d'activités, aujourd'hui beaucoup d'hommes sont vendeurs de tissus ou restauratrices de rue. Certains lle font par amour ou par obligation. Mais tous ont une seule idée, un seul rêve ; "donner un sens à leur quotidien pour espérer une meilleure vier".
Certains hommes se sont confiés à Haïti Press Network en parlant de leurs commerces tant méprisés par des jeunes garçons qui ironisent sur leurs activités. Dans l'idée de répondre à leurs obligations familiales, ces marchands ou commerçants sont aperçus dans toute la ville.
« Je travaillais dans un bar, suite à mon licenciement, j’ai décidé d’ouvrir mon restaurant de fortune. Par rapport à ce que je fais, beaucoup de gens me prennent pour un homosexuel. Et je dois dire pour subvenir aux besoins de ma famille je suis prêt à tout », a déclaré ouvertement Luc.
De son coté, Amil était ébéniste avant d'embrasser le commerce de sa femme décédée. "Je suis obligé de la remplacer afin de payer le loyer et les frais scolaires de nos cinq enfants car c’est plus bénéfiques que mon métier ».
Par ailleurs, d’autres le font par amour. « Lorsque ma mère est tombée malade je l'ai remplacé en vendant des pâtées chaque matin. Malgré les moqueries de mes amis, je m’en sors très bien et je ne compte pas m’arrêter », a fait savoir Jimmy, un jeune vendeur.Deux autres marchands questionnés sur le commerce de vente de nourriture qu'ils exercent, déplorent la discrimination faite par des adolescents.
«Nous détestons ce commerce car les jeunes ne comprennent pas ce que nous faisons, à chaque fois qu’ils achètent nos fritures ils nous traitent comme ils veulent. Ca nous dérange », a indiqué un de ces marchands à HPN.
Or, quelques citoyens se disent conscients du problème économique du pays et ont affirmé qu’ils préfèrent la nourriture préparée par les hommes que les femmes.
« En Haïti il n’y a pas de sot métier, c’est intéressant que les hommes s’adonnent aux activités des femmes, et les mets de ces messieurs sont plus succulents que ceux préparés par les femmes », a avoué Annie, assise au bord d’une table dégustant un plat de riz.
« Les marchands respectent beaucoup plus les conditions hygiéniques, ils sont plus sympas et prennent soin de leurs clients, il n’y a pas de métiers de filles ni de garçons parce que la majorité des citoyens croupissent dans la misère  », a conclut Alan, un étudiant en a profité pour féliciter tous ceux qui se débrouillent en mettant de coté leur complexité.
Esther Versière [email protected]
Source: HPN

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