Procès des quatorze policiers: Début aux Cayes

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Le procès des quatorze policiers impliqués dans la mort de 11 détenus à la prison civile des Cayes le 19 janvier de l'année dernière a débuté ce mardi. Une vingtaine d'autres personnes seront également entendues à titre de témoins, dans le cadre de cette affaire survenue après le tremblement de terre. Plus de 20 mois après cette émeute meurtrière à la prison des Cayes, la justice va enfin se prononcer. Quatorze policiers et une vingtaine d'autres personnes, dont des responsables de services pénitenciers haïtiens, seront entendus à ce procès sans assistance de jury. Le juge Ezéchiel Vaval, le doyen du tribunal civil de première instance des Cayes, est chargé de faire jaillir la lumière dans cette affaire qui a coûté la vie à 11 détenus. Malgré la grève qui tend à paralyser les activités du tribunal civil des Cayes, les autorités judiciaires ont décidé d'utiliser la salle de théâtre Saint-Louis des Cayes pour la tenue des audiences. Suite à cette mutinerie suivie d'une évasion, le directeur de cette prison, l'inspecteur Laraque Sylvestre, avait été transféré à Port-au-Prince comme directeur du pénitencier national. Mais il n'allait pas passer plusieurs mois à ce nouveau poste. En effet, convoqué à l'inspection générale de la police, l'inspecteur est mis en isolement au commissariat de Pétion-Ville le 28 juin 2010. Un mois après, il est incarcéré au pénitencier national. « Complicité d'incendie et d'évasion, et tentative d'assassinat » sont les chefs d'accusation retenus contre lui. La prison était surpeuplée et les 467 prisonniers, dont certains terrorisés par les répliques du séisme, avaient commencé à se rebeller. La police haïtienne a cerné la prison avec des Casques bleus sénégalais pour éviter des évasions en masse comme elles s'étaient produites auparavant dans la capitale. A un certain moment, la police haïtienne est entrée dans le bâtiment et a tiré. Les Casques bleus ont vu dix corps, mais plus de gens auraient été tués ou blessés, selon David Wimhurst, porte-parole des soldats de la paix en Haïti cité en mai 2010 par l'Associated Press. Par ailleurs, l'enquête semble se poursuivre, toujours dans ce qui peut être considéré comme la plus grande évasion de notre histoire, où environ 5 000 prisonniers s'étaient évadés du pénitencier national à Port-au-Prince à la faveur du tremblement de terre du 12 janvier. Les responsabilités n'ont toujours pas encore été établies.
Robenson Geffrard
Source: LE NOUVELLISTE

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