Le gouvernement Conille

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C'est dans le bruit, la fureur, les insultes, les pressions et au bout de vingt-quatre heures d'excitations que le premier gouvernement de l'ère Martelly a pu enfin voir le jour officiellement.Après un lago cache et des alimba, l'arrêté de nomination a été envoyé au Parlement cet après-midi, ouvrant les portes du Sénat au Premier ministre Garry Conille pour l'avant-dernier acte de son processus de ratification: la présentation et la défense de sa politique générale devant les sénateurs. Ensuite, si tout se passe bien au grand corps, rendez-vous sera pris avec les députés.Le fait marquant dans ce gouvernement est l'arrivée de dix-sept hommes et femmes aux plus hautes fonctions exécutives après cinq mois de tergiversations, d'hésitations et de faux pas.Les mauvaises langues disent déjà que la montagne des négociations n'a même pas accouché d'une souris, tant les attentes sont grandes.Pour d'autres, optimistes, la force de ce gouvernement préfabriqué viendra de la richesse de sa diversité.Les observateurs ont pris note que la structure des gouvernements mis en place par Jean Bertrand Aristide et René Préval demeure. Martelly et Conille se coulent dans le moule de la continuité de ce point de vue. Avec un clin d'oeil au passé: ils reviennent avec le ministère de la présidence, un point fort du temps de Jean-Claude Duvalier.Lors des débats au Parlement, jeudi soir, le sénateur Steven Benoit a donné une dénomination au gouvernement: Martelly-Conille-Inite, tant l'empreinte de la plateforme de l'ex-président Préval a sa marque dans les rangs du gouvernement. Pour le sénateur Joseph Lambert on ne doit parler que du gouvernement Conille.Cela dit, le président Martelly a décidé de faire le sacrifice de ses deux bras droits que sont Laurent Lamothe (son conseiller spécial et chef de la commission sur l'investissement) et Thierry Mayard Paul (son chef de cabinet) pour renforcer le gouvernement Conille. Est-ce le signe qu'il craint de perdre le contrôle de son PM ou la preuve que le président veut garder la main.Garry Conille n'a pas de ministre dans ce gouvernement, sauf lui-même qui sera ministre de la Planification et de la Coopération externe.Conille en décidant de se coiffer d'autant de casquettes veut-il prouver qu'il a une plus grosse tête que Jean Max Bellerive?Ne va-t-il pas, lui aussi, se perdre dans le labyrinthe de toutes ses fonctions et de ses si nombreuses responsabilités?
Frantz Duval
Source: Le Nouvelliste

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