Réactions du Sénateur Steven Benoît sur l'éditorial du New York Times

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Les réactions empreintes de nationalisme continuent de pleuvoir après que le New York Times, dans un éditorial paru en date du 19 septembre, a estimé qu'Haïti n'a pas besoin d'une armée. « L'éditorialiste ne comprend absolument rien », dit Steven Benoît, invité ce mercredi à Radio Magik 9. Le sénateur de l'Ouest, l'amcien militaire, dit relever une incohérence flagrante dans la position de l'éditorialiste. « Que font les soldats des Nations unies en Haïti si effectivement nous n'avons pas besoin d'une armée ?», se demande Steven Benoît pour expliquer l'incohérence de l'éditorialiste du journal américain très prisé. Selon le parlementaire, pour qui il ne revient pas aux étrangers de nous dire si oui ou non nous avons besoin d'une armée, le rédacteur du New York Times ne parle que pour lui-même et non pour les Haïtiens. D'ailleurs, a-t-il poursuivi, ce dernier ignore totalement les actes d'insécurité dont sont victimes à longueur de journée les citoyens haïtiens. « La Police nationale d'Haïti ne peut pas accomplir toutes les tâches. Elle n'a pas les moyens ni la formation adéquate. Les événements survenus dans le pays de 2001 à aujourd'hui l'ont clairement prouvé », dit Steven Benoît, qui fait référence à l'existence de gangs lourdement armés dans certains quartiers populaires de la capitale. Le sénateur cite également les trafics illicites au niveau de la frontière haïtiano-dominicaine et les catastrophes naturelles qui, selon lui, exigent des modes d'intervention au-dessus des capacités de la PNH. Les sénateurs ont adopté mardi deux résolutions relatives à la Minustah, dans lesquelles ils exigent que soient dédommagés Johnny Jean, le jeune garçon de 18 ans violé par quatre soldats uruguayens à Port-Salut, et les familles victimes de l'épidémie de choléra en Haïti. Ils exigent en outre le retrait progressif des troupes des Nations unies à partir d'octobre 2012. Les parlementaires souhaitent parallèlement qu'une force armée soit créée en vue de remplacer la Minustah. « Il nous faut une autre force de sécurité publique », recommande Steven Benoît, qui souhaite que le président analyse calmement le document et discute du contenu avec les sénateurs. « Même si ces résolutions ne sont pas contraignantes, leur non-application par le chef de l'Etat peut lui causer des ennuis avec les sénateurs », confie Steven Benoît, qui a par ailleurs réitéré sa proposition de rediriger des officiers des anciennes Forces armées d'Haïti, qui sont aujourd'hui au sein de la PNH, vers la nouvelle force de sécurité publique. Une initiative qui, selon lui, doit résulter d'un vetting. La décision de démobiliser les Forces armées d'Haïti avait été prise en 1995 par l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, revenu dans le pays après son premier exil . Une décision qualifiée d'émotionnelle par le sénateur Steven Benoît, qui ajoute que la communauté internationale était disposée à l'époque à reformer l'institution militaire et à mettre sur pied parallèlement une force de police. D'autres citoyens, tels l'historien Georges Michel et l'essayiste Pierre Raymond Dumas, avaient critiqué l'éditorial du New York Times qui, selon eux, traduit la vision d'une partie de la communauté internationale qui veut maintenir les soldats étrangers en Haïti et combattre la création d'une force nationale.
Danio Darius - Source Le Nouvelliste

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