Le Président Martelly passe à l'offensive contre les parlementaires

Publié
8 années ago
Dernière mise à jour
1 année ago
361 views
Time to
read
1’

Le Président Michel Martelly est passé à l’offensive contre les parlementaires, lors d’une tournée dans le sud-est au cours de laquelle il n’est pas allé avec le dos de la cuillère en pressant les élus de mettre un terme à leur "dilatoire" et de ratifier le Premier ministre désigné, Bernard Gousse.
Estimant que le pouvoir législatif devrait ratifier son choix afin de permettre à la population d’entrevoir des réponses à ses nombreux problèmes, le chef de l’Etat a convié jeudi les parlementaires à travailler avec Bernard Gousse dont la candidature à la Primature est en danger.
16 des 30 Sénateurs, issus pour la plupart du bloc GPR/INITE, ont paraphé une pétition dans laquelle ils se sont engagés à écarter le dossier de l’ancien ministre de la justice de la période post-Aristide (2004-2006).
S’érigeant en véritable patron des Sénateurs et Députés, le Président a affirmé que c’est lui qui assure leur paye tous les mois.
"Même s’il n’y a pas de gouvernement, on me paie et moi je paie les parlementaires", a lâché tout de go Michel Martelly, l’ancien chanteur de Compas surnommé "Sweet Micky", qui s’exprimait à Jacmel, la métropole du sud-est.
Pour lui, la tendance, au départ très défavorable à M. Gousse, serait actuellement de 50-50 parmi les membres de la 49e législature.
Le premier Sénateur du sud-est, Edwin Zenny, a fait chorus avec son ami Président dans sa campagne anti-parlementaire qui, en quelques jours, a déjà franchi plusieurs étapes.
En rupture de ban avec l’ex-plateforme présidentielle INITE sous les couleurs de laquelle il s’était fait élire, Zenny s’en est pris à ses pairs qu’il accuse de gaspiller l’argent de l’Etat et de vouloir conditionner la ratification du Premier ministre désigné à des négociations axées sur des intérêts particuliers.
Associant à sa nouvelle stratégie politique son épouse Sophia, qui a reçu cette semaine les quatre femmes élues à la Chambre basse, Michel Martelly avait effectué mercredi une "visite de courtoisie" inhabituelle au Parlement en marge d’une tournée dans plusieurs quartiers populaires de Port-au-Prince transformés en camps de déplacés internes depuis le séisme dévastateur du 12 janvier 2010.
Vendredi, deux des membres du groupe des 16, les Sénateurs Francky Exius et Evallière Beauplan ont mis en garde le chef de l’Etat contre les graves dangers de chaos politique qui pourraient découler -sur conseil de ses proches collaborateurs- d’une tentative de dissolution du Parlement, en violation de la constitution.
"Si le Président Martelly essaie aujourd’hui de dissoudre le Parlement, il entraînerait sa propre chute 24 heures plus tard", a averti Beauplan revenu dans le giron de Lavalas, le parti de l’ex-Président Jean-Bertrand Aristide, dont il s’était écarté.
Arrivé au pouvoir il y a maintenant deux mois, le Président Martelly n’avait pu, le mois dernier, dégager la majorité parlementaire nécessaire à la ratification de l’homme d’affaires Daniel Rouzier dont la candidature au poste de Premier ministre avait échoué à la Chambre des Députés. spp/Radio Kiskeya

Animateur (s)

Portrait de Anne Merline Eugene
La Mafia existe
1 année 9 mois ago
Portrait de Jacques Adler Jean Pierre
Agenda Culturel RTVC - 20 Avril 2017
2 années 10 mois ago