Deux mois apres l'investiture, Haiti est sans premier ministre et sans gouvernement

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(AHP) – Deux mois jour pour jour  après son investiture le 14 mai 2011, le nouveau président haïtien, Michel Martelly, n'a toujours pas réussi à faire accepter un premier ministre devant former un gouvernement pour diriger le pays qui demeure aux mains du gouvernement sortant, bien que ce dernier se garde de prendre toute disposition qui pourrait engager la nation, laissant cette prérogative au chef de l'Etat.Le président Martelly qui a déclaré à plusieurs reprises qu'il n'est disposé à entreprendre aucune négociation qui impliquerait un partage de responsabilités avec le parti majoritaire au parlement, se heurte depuis, à l'opposition qui conteste son unilatéralisme dans le choix de celui qui doit conduire le prochain gouvernement.En mai dernier, la chambre des députés  a rejeté avec une large majoité la candidature de l'homme d'affaires Daniel-Gérard Rouzier, désigné premier ministre par le président Martelly, tout en demandant à celui-ci de faire le choix d'une personnalité non conflictuelle.Estimant que le chef de l'Etat avance dans la même direction, c'est aujourd'hui une majorité de sénateurs qui s'opposent au choix  de l'ancien ministre de la Justice, Bernard Gousse, pour prendre les commandes de l'État, accusant le juriste de graves violation de droits de l'homme lors de son passage au gouvernement du premier ministre Gérard Latortue qu'il avait dû quitter prematurément, en raison de pressions internationales, après notamment une altercation avec l'ambasadeur americain de l'époque. De fait,  jamais  premier ministre designé n'a fait l'objet d'autant de contestations en matière de respect de la constitution. Et c'est un groupe de 16 senateurs qui a lancé l'opération anti-Goiusse accusé de graves violations de droits de l'homme et d'actes anti-démocratiques. Mais, comme il l'a fait pour Daniel Gérard Rouzier, Michel Martelly a affirmé à son retour D'Espagne samedi que: « Bernard Gousse reste et demeure son choix ». Pourtant, la situation se corse et le malaise se renforce avec la polémique sur les circonstances ayant entouré l'arresttion de l'ancien mnistre de l'nterieur Jocelerme Privert (aujourd'hui sénateurs) dans la nuit du 5 au 6 mars par le ministre Gousse en personne.Et face  à la position réaffirmée des sénateurs du bloc majoritaire de faire un sort à la candidature de Me Gousse, le président aurait décidé de faire des négociations à la fois collectives et individuelles avec des sénateurs. Mais, un sénateur du GPR estime que cette stratégie ne peut que renforcer l'hosilité des 16 vis-à-vis du premier ministre désigné, tout en affirmant que les prises de position de certaines organisations de defense de droits humains en faveur du premier ministre désigné  valent ce qu'elles valent puis qu'elles ont collaboré éroitement avec M. Gousse sous le régime intérimaire.Le parlementaire rapelle qu'alors que des citoyens pourrissaient en prison pour leur appartenance politique, Me Gousse arrangeait  dans l'indifference de ces organisations, le blanchiment de Jean Tatoune après l'avoir invité à se rendre à la justice.  Jean Tatoune, cet activiste politique anti-Duvaliériste devenu délinquant, avait été condamné pour sa participation au massacre de Raboteau (Gonaïves, nord) en 1992. Il avait pu s'enfuir de prison après le départ forcé du president Aristide en février 2004.Le camp Martelly est aussi accusé d'infantilisme politique en accusant presque, le président de la chambre des deputés d'avoir décidé des 3 personnalités à maintenir dans le dernier carré des premiers ministrables ou d'avoir tout simplement suggéré le choix de Bernard Gousse.Et Sorel Jacinthe s'est vu obligé d'opposer un démenti aux déclarations faites en ce sens par le président Martelly, faisant savoir que c'est plutôt le chef de l'Etat qui a   dégraissé la liste initiale de 10 à 3 noms. Ce qui a sans doute mis le président de la chambre dans une mauvaise situation face a ses collègues du Bloc majoritaire (GPR).Les parlementaires vont-ils changer de position?. Ou le président comprendra-t-il la nécessité de composer avec la majorité comme c'est la règle dans toute démocratie.Michel Martelly a rendu visite mercredi au parlement avant d'entreprendre une tournée dans certains quartiers de la capitale comme pour sensibliser ses partisans, alors qu'il se dit que le sort de Gousse est dejà scellé et qu'on lui cherche dejà un successeur.En attendant le compromis susceptible  d'accoucher d'un nouveau gouvernement, le pays  se trouve dans une impasse politique qui commence à décourager ceux qui s'atendaient à  des lendemains meilleurs après le départ du président René Préval.

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