groupe C : le Chili premier, l'Uruguay qualifié

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Chili – Pérou : 1-0 On le savait avant le match, les deux équipes étaient qualifiées. Il n'était donc question que de suprématie du groupe dans ce match. D'ailleurs, les deux entraineurs ne s'y trompaient pas en faisant tourner leurs effectifs. Si Borghi le sélectionneur chilien n'a procédé qu'à quatre changements par rapport au onze qui a affronté l'Uruguay il y a 4 jours (mais les stars Sanchez et Vidal sont sur le banc), le coach péruvien nous propose une large revue d'effectif changeant neuf titulaires (dont Guerrero et Vargas). Malgré le manque d'enjeu, la rencontre se déroule dans une ambiance de folie. Voisins de palier, le Chili et le Pérou entretiennent une bonne vieille rivalité. Et comme le match se joue à Mendoza, près de la frontière chilienne, les supporters de la Roja sont en nombre. Et ils vont chanter toute la rencontre, ils vont craquer du fumi. Bref, du bordel comme on l'aime en tribunes. Au niveau du match, pas grand chose à signaler. Quelques vendanges de part et d'autres (aaah, le vin chilien !). Centre de Beauséjour pour le Chili, le gardien est battu mais Paredes est trop court pour pousser la balle au fond. Suazo dévisse complètement une volée sur un service du même Beauséjour. Le Pérou n'est as en reste, sur un coup franc de Guevara, Carmona au deuxième poteau remise devant le but, mais même scénario qu'avec Paredes un peu plus tôt, Ballon ne peut pousser le ballon au fond. Un comble (OK, elle est facile). C'est tout pour le premier acte. La deuxième mi-temps ne sera guère plus enhousiasmante sportivement. Extra-sportivement par contre, on a bien rigolé quand Beauséjour et Carmona commencent à s'échanger des baffes. Cartons rouges pour les deux hommes. Et privé de quarts de finale (peut-être même un peu plus). Se prendre un rouge dans un match sans enjeu, faut être sacrément idiot. D'autant plus quand vous vous retrouvez ensuite suspendu pour des échéances très importantes. Heureusement que les footballeurs existent pour nous prouver qu'un tel niveau est possible. En termes d'occasion, le match va s'énerver dans les dix dernières minutes. Sanchez, entré en jeu un peu plus tôt, envoie un coup-franc juste au dessus. Le même Sanchez qui centrera parfaitement pour Suazo qui n'a plus qu'à pousser la balle au fond : sauf que Ramos s'arrache pour enlever le ballon in extremis. Puis la libération des arrêts de jeu : Estrada le montpelliérain tire un corner depuis la droite. Un défenseur péruvien dévie le ballon dans son propre but. 1-0 et explosion de joie du kop chilien qui prend feu (littéralement, gros craquage de fumi). Le match s'arrête là, le Chili finit donc en tête du groupe et évite l'Argentine en quart. En face le Pérou est qualifié donc malgré la défaite. Tout le monde est donc content. Sauf les coachs qui ont chacun perdu un joueur pour le prochain match sur des expulsions vraiment stupides. Mais qui auront eu le mérite d'égayer un match bien endormant.  Uruguay – Mexique : 1-0 Un mot pour résumer la prestation du soir de l'Uruguay à La Plata : inefficacité. Ce match, la Celeste aurait pu l'emporter par au moins trois buts d'écart. Mais non, un seul but de différence à l'arrivée et une grosse frayeur en fin de match.Peu de choses à retenir du premier quart d'heure, l'Uruguay se met en place, le Mexique aussi. Puis à la fin de celui-ci, coup franc pour Diego Forlan sur la droite du terrain. Superman met la balle dans la boîte, un défenseur Mexique dévie vers sa cage, Michel le gardien repousse le ballon mais Alvaro Pereira a suivi et pousse la balle au fond. 1-0, la Celeste est lancée. Du moins, le pense-t-on puisque dans la foulée de cette ouverture du score, Forlan envoie une frappe terrible que Michel repousse tant bien que mal. Le début de la poisse peut se situer à la 29ème minute : Maxi Pereira déborde à droite et centre. Mier, le défenseur mexicain se troue et Forlan récupère, seul dans la surface devant le gardien. Diego fixe bien et frappe : poteau ! C'est le début d'une longue soirée pour Forlan. La star de tout un pays est un maitre artificier en ce qui concerne les coups de pied arrêtés. Ses coups de botte apportent toujours le danger dans la surface (Cristian Rodriguez et Lugano tout près de doublé la mise sur corner au 52ème et 56ème). Puis arrivent les dix minutes de la vendange présentée par le duo Suarez-Forlan. A la 62ème, le premier sert le second sur un plateau, Forlan n'a plus qu'à pousser au fond : au-dessus tel Bakayoko dans ses plus belles heures. Ça continue, 66ème, Forlan lance Suarez seul face au gardien : l'exterieur du pied de l'attaquant de Liverpool part à côté. Et ça n'est pas fini, 67ème : Forlan tente encore sa chance de loin et cette fois Michel s'interpose. Encore quelques occasions viendront animer la fin de match comme cette demi-volée de Diego Perez à la 69ème ou ce poteau de Nicolas Lodeiro à la 76ème.Et fatalement, à force de se rater, on se fait peur. A 10 minutes du terme, Rafael Marquez Lugo (aucun lien, fils unique) est à la reprise d'un coup franc pour le Mexique et marque, redonnant un fol espoir de retournement de situation à son équipe. Le but est heureusement pour l'Uruguay refusé pour un hors-jeu qui a du se jouer à 2 centimètres. Ouf. Vous l'aurez compris, plus rien ne sera marqué dans ce match. Pourtant Sebastian « El Loco » Abreu fera son entrée pour les dernières secondes. Le Mexique rentre à la maison avec trois défaites dans les valises. L'Uruguay accroche lui la deuxième place du groupe C et affrontera l'Argentine en quart de finale. Face à l'Albiceleste, il faudra absolument être beaucoup plus efficace pour espérer voir les demis.
Source: Spacefoot

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