Gousse au sénat

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Le président du Sénat, Rodolphe Joazile, a annoncé lundi la poursuite du processus de ratification du Premier ministre désigné, Bernard Gousse, sans remettre en cause la "portée politique" de la pétition de 16 de ses collègues écartant d’avance la candidature de l’intéressé.
Confirmant avoir reçu la correspondance depuis vendredi dernier, l’élu du nord-est de l’ex-plateforme présidentielle INITE a fait savoir qu’il était impossible de stopper le processus enclenché antérieurement et ayant débouché sur la formation d’une commission spéciale chargée d’étudier le dossier de Me Gousse.
Comme prévu, ce dernier est donc attendu mardi au Sénat où il fera le dépôt de ses pièces.
Pour Rodolphe Joazile, la pétition des parlementaires a une valeur politique incontestable parce qu’elle indique clairement au candidat à la Primature qu’il ne peut pas compter sur le soutien de ces 16 Sénateurs. Cependant, souligne le président, Bernard Gousse peut toujours tenter de négocier la ratification de son choix avec d’autres forces politiques représentées au Grand Corps.
Très remonté contre les pétitionnaires, l’un des Sénateurs de l’Alternative, Andrys Riché, estime que le duo Martelly/Gousse reste en mesure de former le prochain gouvernement rapidement moyennant des négociations sérieuses avec les parlementaires.
Une position globalement partagée par son collègue Edwin "Edo" Zenny, très proche du Président de la république.
Avis contraire des Sénateurs Jean-Baptiste Bien-Aimé et Moïse Jean-Charles. Signataires de la décision des 16 de rejeter la candidature de l’ancien ministre de la justice en raison de son implication présumée dans des violations des droits humains durant la transition post-Aristide (2004-2006), les Sénateur du nord-est et du nord, tous deux membres du GPR, renouvellent leur volonté de désapprouver en bloc la désignation de Bernard Gousse.
Si la position du groupe majoritaire et alliés demeure inchangée dans une assemblée qui compte 30 Sénateurs, les chances de ratification du candidat de Michel Martelly seraient quasiment nulles et le chef de l’Etat se verrrait pour la troisième fois dans l’obligation de désigner un nouveau Premier ministre.
Le choix de l’homme d’affaires Daniel Rouzier s’était déjà soldé par un échec, le mois dernier. spp/Radio Kiskeya

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