Le chef de la MINUSTAH rencontre le président du Sénat haïtien

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La présente rencontre entre dans le cadre des visites de courtoisie que le Représentant spécial rend aux autorités depuis sa prise de fonction, le 26 juin. Une rencontre qui intervient dans un contexte particulier dans la mesure où le président haïtien a de nouveau, après Daniel Rouzier, désigné un Premier ministre, en la personne de Bernard Gousse, qui attend d’être ratifié par le Parlement, constitué du Sénat et de la Chambre des députés.
M. Fernández a qualifié sa visite au Parlement d’« importante » et de « positive », après avoir abordé divers sujets avec le président du Sénat, notamment le fonctionnement des «institutions parlementaires ». Le Représentant spécial du Secrétaire général a saisi cette opportunité pour réitérer l’engagement de la MINUSTAH aux côtés des autorités du pays et rappelé le mandat de la Mission qui est de « travailler avec les institutions haïtiennes pour l’instauration d’une démocratie plus forte ».
M. Joazile, se référant au contexte actuel, caractérisé par une absence de gouvernement, a estimé qu’un « Pacte de gouvernabilité » était nécessaire afin que « le pays aille de l’avant » et que M. Martelly puisse gouverner. Le sénateur, qui est d’avis que la MINUSTAH ne devrait pas rester « indéfiniment » en Haïti, souhaite cependant un « retrait graduel » et « planifié » de la Mission parce que, dit-il, « il n’y a pas encore de stabilité ». Le président du Sénat croit également nécessaire que soit engagée « une réforme des institutions politiques et des forces de sécurité ».
Evoquant « la situation compliquée » reflétée par l’attente de la formation d’un gouvernement, M. Joazile a assuré que le « Parlement, haut lieu privilégié regroupant toutes les sensibilités, peut jouer un rôle » dans le sens d’un dénouement positif.  Il craint toutefois qu’une crise ne naisse du blocage en cours, et propose  que « toutes les forces politiques se réunissent et prennent des engagements réciproques pour que le calme et la stabilité reviennent ».
Déjà, l’absence de gouvernement met un bémol à l’élan suscité par l’élection démocratique de M. Martelly, investi le 14 mai 2011, car la formation rapide d’un gouvernement permettra de mettre fin à une longue attente alors qu’il y a des dossiers urgents à traiter tels que la saison cyclonique, le retour des déplacés dans des habitations permanentes ou encore les préparatifs de la prochaine rentrée scolaire.
Les deux hommes ont enfin abordé la possibilité de l’organisation d’une conférence nationale souveraine. Un projet qui, pour le moment, ne fait pas l’unanimité à cause du temps que cela pourrait prendre ou du risque que toutes les forces vives de la nation ne puissent y prendre part.
La MINUSTAH, à travers son Bureau d’Appui au Parlement (BAP), travaille avec cette institution pour renforcer les institutions démocratiques nationales. Le BAP sert entre autres de facilitateur entre les parlementaires et les organisations internationales et de conseiller aux parlementaires des deux Chambres. Il fournit aussi une assistance technique dans la formulation et la rédaction de projets d’intérêt  national.
Rédaction : Habibatou Gologo
Edition : Faustin Caille

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