Copa America, Groupe C : L'Uruguay déçoit, le Chili s'affirme

Publié
8 années ago
Dernière mise à jour
1 année ago
334 views
Time to
read
3’

Décidément, il ne fait pas bon être dans les favoris de cette Copa America. Opposé au Pérou, l'Uruguay a déçu à l'image de l'Argentine, du Brésil ou encore du Paraguay. Le match nul dans cette rencontre est on ne peut plus logique. Exit l'Uruguay sexy de l'été dernier, on a vu une équipe très mal organisée en ce lundi. Se reposant beaucoup trop sur le talent de ses 4 joueurs offensifs (Forlan, Suarez, Cavani et Lodeiro), la Celeste a été coupée en deux pendant toute la rencontre. Les 4 attaquants et les 6 défenseurs. Les latéraux n'ont jamais pris les espaces et les deux milieux défensifs (Diego Perez et Alvaro Rios) n'ont été rien de plus que des milieux défensifs, ils n'ont jamais cherché à apporter le surnombre ou à créer le décalage. En face, le Pérou a fait un match solide contenant extrêmement bien la technique et les dribbles d'un Suarez, la puissance de Cavani ou la vista de Forlan. Forlan dont on se demandait avant le match dans quel état on allait le retrouver. On a eu la réponse. Toujours précieux sur coup franc ou corner (tous ont été magnifiquement frappés et ont créé le danger), le joueur de l'Atletico a été complètement absent dans le jeu. En témoigne ce face à face manqué. bien servi par Suarez, Forlan manque la balle de 2-1 pour son équipe envoyant sa frappe du gauche dans les nuages. Les buts ? A la 25ème minute, c'est Guerrero, l'attaquant d'Hambourg qui ouvre le score pour le Pérou. Bien lancé depuis son camp, il part dans le dos de Lugano et Vitorino. Muslera sort n'imprte comment de son but et se fait logiquement éliminé par Guerrero qui pousse ensuite la balle au fond.L'égalisation uruguayenne sera marquée par Suarez dans les arrêts de jeu de la première mi-temps. Suite à une passe de Forlan, Lodeiro réalise un amour de contrôle orienté et lance Suarez entre deux défenseurs. L'attaquant des Reds ne manquent pas l'occasion. Pour la suite de la compétition, l'Uruguay va devoir se retrouver une expression collective. Que ce soit offensivement (il faut accompagner les attaquants), ou défensivement, ou Lugano et Vitorino ont été complètement à la rue.  Côté péruvien, la défense a tenu le choc, et l'entrée de Vargas a fait énormément de bien. Le joueur de la Fiorentina, à peine remis d'une blessure n'avait pas plus de 30 minutes dans les jambes. Mais son entrée a offert de nombreuses possibilités en contre. Nul doute que le Pérou saura en profiter lors de ses prochaines rencontres.  Chili – Mexique : 2-1 Le Chili a eu chaud. Très chaud. Et pourtant, il a très bien dominé son sujet. D'entrée les Chiliens prennent les choses en main et s'installe dans le camp adverse. L'autre Roja s'inspire de son homonyme européenne et championne du monde en développant un jeu très léché à base de passes courtes, et de pressing très haut.  La domination est symbolysée par cette énorme occasion pour Alexis Sanchez. Bien lancé dans le dos de la défense par son latéral droit Isla, la star de l'Udinese se présente seul face au gardien. Mais il croise trop sa frappe. Le Chili joue extrêmement bien, Matias Fernandez est un vrai bon numéro 10 par qui tous les ballons transitent, Suazo joue bien sa partition de pivot / renard en pointe, et contrairement à l'Uruguay, les latéraux participent énormément au jeu et le milieu est doté d'un vrai milieu relayeur en la personne d'Arturo Vidal. En face, les jeunes mexicains ne sont pas en reste. Emmenés par un Giovani dos Santos exceptionnel techniquement, les verts cherchent constamment la bonne passe. Alternant à bonne escient le jeu court et le jeu long, on note chez ces jeunes (le Mexique est venu avec une sélection de moins de 22 ans) une vraie volonté de toujours bien relancé. Les buts ? A force de dominer mais de ne pas marquer, le Chili s'est exposé. Sur un coup-franc de la droite en fin de première période, Dos Santos trouve la tête d'Araujo au deuxième poteau. A 19 ans seulement, le défenseur mexicain place une tête lobée remarquable qui vient se loger dans la lucarne opposée. Très beau but. En face, le Chili a beau développer un beau football, il marquera sur deux corners. Tous deux venus de la droite et bottés par Matias Fernandez. Le premier à la 67ème verra un cafouillage au bout duquel le remplaçant Paredes poussera la gonfle au fond. Le second sera repris directement au premier poteau par l'excellent Arturo Vidal 5 minutes après l'égalisation. Ensuite ? Les Mexicains fatigués continueront de subir. Paredes se verra refuser un doublé pour un hors-jeu peu évident. Et dans les arrêts de jeu, Edgard Pacheco manquera l'égalisation pour le Mexique sur un bon centre venu de la gauche, son contrôle est un peu long et Bravo se jettera dans ses pieds. Assurément, ce fut le match le plus emballant de ce début de compétition. En jouant ainsi, le Chili a beaucoup d'avenir et pourra assurément faire plus qu'ennuyer le Brésil et l'Argentine. Le Mexique a lui un coup à jouer si l'Uruguay joue toujours aussi mal.
Spacefoot

Animateur (s)

Portrait de Anne Merline Eugene
La Mafia existe
1 année 4 mois ago
Portrait de Jacques Adler Jean Pierre
Agenda Culturel RTVC - 20 Avril 2017
2 années 5 mois ago