L'Argentine reste dans les starting-blocks

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C'est à La Plata qu'a commencée la Copa America 2011 où l'albiceleste a partagé le point du match nul avec la modeste équipe bolivienne. Un faux départ qui souligne une fois de plus les carences de cette talentueuse équipe, incapable de réellement emballer le match, face à une Bolivie qui aura joué avec ses moyens, démarrant la compétition avec un point inespéré au début de la partie.
Copa America 2011, bulle d'oxygène du footeux
Il est à peu près 2h45 heure française lorsque le match démarre, mais impossible de fermer l'oeil. Non pas par trouble du sommeil, mais à cause d'un manque accru de football qui commence à tétaniser les amoureux du ballon rond. Cette Copa America apparaît donc une piqûre de rappel, une dose de cette drogue dure qu'est le football et qui nous manque tant en ces temps de vaches maigres. Au diable le sommeil, je veux revoir un ballon rouler et transpercer des filets.
Dans la froideur de La Plata
Le match démarre donc dans une ambiance solennelle et crispante avec des hymnes nationaux angoissants à faire chialer un coeur de pierre, mais surtout avec une ambiance feutrée qui aura choqué tout le monde au premier abord. Le public argentin aurait-il reçu une injection de calmants ou bien cette Copa America n'intéresse pas grand monde ? Il est même arrivé d'entendre hurler des "BOLIVIA ! BOLIVIA !" dans les tribunes, chose encore plus choquante. Il faut aussi dire que le match n'a pas démarré sous les meilleures hospices. Il aura fallu attendre la 33ème minute et une jolie combinaison entre Messi et Lavezzi avec à la clé une frappe du blaugrana relâchée par le gardien bolivien Arias dans les pieds de Cambiasso qui n'a pas su conclure.
La puja, seule éclaircie
Au beau milieu de cette mi temps moribonde, aura encore transpercée la lumière Messi. Véritable starter d'une équipe en panne sèche, il aura à lui tout seul créé bon nombres de décalage et offert passes en profondeur à ses partenaires de l'attaque qu'étaient le partenopeo Lavezzi et Carlos Tevez. Malheureusement pour l'Albiceleste, le petit génie n'aura pu à lui tout seul (et pourtant il aura essayé) dribbler toute l'équipe bolivienne qui commença à prendre de plus en plus confiance au fil du match. La mi temps est donc sifflée sur ce score nul et vierge et l'Argentine laisse ses spectateurs complètement amorphes et subjugués par autant de passivité et certainement inquiets du coma dans lequel leur équipe chérie semblait plongée.
La Verde, pied au plancher
Sympathique équipe bolivienne qui aura su profité de la complaisance argentine en ouvrant la marque dès la reprise sur une reprise astucieuse de Rojas à la suite d'un corner au premier poteau. Ce but symbolise à la fois la passivité des gauchos avec l'incroyable raté de Banega qui laisse filer le ballon sous ses crampons, mais ce but récompense aussi le formidable travail défensif de la Verde qui aura formé tout au long du match un véritable bloc compact difficile à percer. A la 66ème minute, l'excellent Moreno, véritable pivot de cette équipe, manque même l'occasion de doubler la marque sur une erreur d'alignement de la catastrophique charnière Milito-Burdisso et de tuer le match lors d'un face à face avec un Romero qui aura su rester jusqu'au dernier instant sur ses appuis. Cette chance passée, l'équipe bolivienne aura ensuite passer le plus clair de son temps à défendre becs et ongles leur avantage. Mais en vain...
Agüero, Di Maria : les chaînons manquants
Les entrées conjuguées d'Angel Di Maria et de Sergio Agüero auront eu pour effet de rebooster immédiatement la ligne offensive argentine. Leur qualité de dribble et leur vivacité balle au pied auront eu raison de la lenteur et de la fatigue évidente qui gagnait les boliviens. L'entrée du Kun à la 70 ème minute débloque le match avec sa superbe égalisation à la suite d'une transversale de Di Maria et une passe divine de la poitrine de Burdisso qui permettront au presque futur bianconero d'effectuer une reprise de volée venant se loger avec vigueur sous la barre de Arias. 3 minutes après, le même Agüero transperce en plein coeur le mur vert et d'un subtil extérieur du pied droit, oblige le portier bolivien à une parade. La fin du match sera une longue poussée des argentins qui ne parviendront pas à empocher les trois points et commencent peut être à se mettre déjà en danger dans LEUR Copa America. La déception argentine contrastait logiquement avec les bras levés vers le ciel des boliviens qui méritent pleinement leur point du bonheur.

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