Point de Presse des Nations Unies en Haïti du 30 juin 2011

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INTERVENTION DE LA PORTE-PAROLE DE LA MISSION DES NATIONS UNIES POUR LA STABILISATION EN HAITI(MINUSTAH)

Bonjour à toutes et à tous et merci d’être là aujourd’hui pour notre point de presse hebdomadaire  sur les activités de la Mission. Comme chaque semaine, je voudrais saluer les auditeurs de MINUSTAH FM qui suivent ce point de presse en direct depuis les différentes régions du pays.

Rencontre du nouveau Représentant spécial du Secrétaire général en Haïti avec le Président de la République,  Michel  Joseph Martelly

Le nouveau Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Haïti et Chef de la MINUSTAH, Mariano Fernández Amunátegui, a été reçu, ce mercredi 29 juin au Palais national, par  le Président de la République, Michel Joseph Martelly, avec qui il a eu un échange chaleureux et constructif sur le rôle de la MINUSTAH dans le maintien  d’un climat de stabilité et de sécurité dans le pays.
Lors de cet entretien, il a bien entendu été question de la Mission onusienne en Haïti, mais aussi de la situation générale du pays, un mois après l’installation du nouveau Président, qui a   dit attendre la formation de son Gouvernement pour démarrer les grands chantiers de la reconstruction.
Le nouveau Représentant du Secrétaire Général en Haïti a également réitéré le soutien de la MINUSTAH aux efforts du Président Martelly, son Gouvernement et le Parlement, visant à l’amélioration  des conditions de vie du peuple haïtien, par l’établissement d’un environnement  qui permet la stabilité, la reconstruction et l’enracinement d’une dynamique de progrès social, de développement économique, et de l’Etat de droit.
M. Fernández a également saisi l’occasion de cette rencontre avec le Chef de l’Etat pour indiquer que c’était pour lui  un grand honneur de représenter l’ONU en Haïti, et de mettre son expertise au service du mieux-être du peuple haïtien.  M. Fernandez  a aussi indiqué  au Chef de l’Etat qu’il était porteur d’un message du Secrétaire général de l’Organisation, M. Ban Ki-moon, et que ce dernier tenait  à lui réitérer  la ferme détermination des Nations Unies de continuer à appuyer le Gouvernement et les institutions du pays dans leurs efforts visant à améliorer les conditions de vie des citoyennes et des citoyens haïtiens.
 
Activités de la Force de la MINUSTAH

Le Lieutenant commandant Claire Berthiaume, porte-parole militaire, étant absente de la Mission, je vais donc lire une brève déclaration du Lieutenant-colonel Mauricio Cruz, responsable de l’information publique de la composante militaire, qui porte sur les activités récentes de la Force militaire de la MINUSTAH.
Le personnel militaire de la MINUSTAH continue d’appuyer les autorités haïtiennes dans le maintien de la sécurité publique.  D’une part, près de 3,268 casques bleus effectuent des patrouilles à pied et motorisées, stationnent dans des points de contrôle routiers, et apportent un appui considérable à la PNH dans la sécurisation des centres d’hébergement de personnes déplacées, mais aussi lors de la distribution de l’aide humanitaires par les ONG et les agences des Nations Unies.
D’autre part,  3.512 casques bleus, dont les unités navales du contingent  uruguayen,  assurent quotidiennement la sécurité des zones sensibles à travers le pays. A titre d’exemple, sur la seule journée du 28 juin, les casques bleus ont opéré 14 patrouilles maritimes, couvrant ainsi 124 mille nautiques des côtes  haïtiennes, au niveau des villes de Gonaïves, Jacmel, de Port-Salut et de Fort- Liberté. De façon générale, la situation de sécurité en Haïti est restée stable.
Les compagnies de génie militaire de la Mission poursuivent aussi leur travail d’appui à la reconstruction des infrastructures vitales. Cette semaine, des travaux de démolition et d’enlèvement de débris ont été entrepris dans 3 maisons endommagées à Mangeoire, à PAP et dans un complexe scolaire situé à Delmas 31.
A Léogâne, les casques bleus préparent le terrain pour la construction d’un sanatorium à Sigueneau et continuent de faire le curage des canaux et construire des barrages en terre compactée pour aider à atténuer les effets d’éventuelles inondations que la rivière MOMANCE pourrait causer dans la région. Notons que ces travaux doivent également  préserver le bon état des routes reliant Léogâne à Petit-Goave.
A titre de rappel, il y a aujourd’hui quelque 9.000 casques bleus en Haïti venant de 18 pays.
INTERVENTION DU PORTE-PAROLE DE LA POLICE DE NATIONS UNIES (UNPOL) RAYMOND LAMARRE

Dans le cadre de l’appui traditionnel de la police des Nations Unies à la police nationale haïtienne, et plus spécifiquement au développement de cette dernière – au renforcement de ses capacités – j’ai l’honneur de vous annoncer une nouvelle importante qui est celle de la consolidation de l’unité canine de la PNH.
Six nouveaux chiens renifleurs sont en effet arrivés en Haïti vendredi dernier après avoir suivi, avec six maîtres chiens – agents de la police nationale d’Haïti attachés à cette unité une formation spécialisée de 12 semaines,  en Colombie. Ce projet a pour objectif d’augmenter les capacités de l’Unité canine existante depuis 2006. Jusqu’ici, l’unité canine de la Police nationale ne disposait que de deux chiens. Les chiens renifleurs seront utiliser en étroite collaboration avec le Bureau de la Lutte contre les stupéfiants (BLCT) et l’escouade canine viendra renforcer  les capacités opérationnelles de la Police nationale, notamment au niveau de la sécurité frontalière.
A mes côtés aujourd’hui, mes collègues d’UNPOL spécialistes de la formation dans ce domaine qui se feront un plaisir de répondre à vos questions liées à cette formation.
Finalement, je voudrais, au nom de la police des Nation Unies, saisir cette occasion pour remercier tout les partenaires et les pays contributeurs qui ont participé à ce projet. D’abord la République de la Colombie, la République Dominicaine, le National Aviation Service des Etats-Unis, qui ont facilité le transport des chiens et,  bien entendu, la MINUSTAH.







INTERVENTION DE LA PORTE-PAROLE CIVILE DE LA MINUSTAH

Contribution de la MINUSTAH à la formation d’une vingtaine d’auditeurs haïtiens devant travailler dans le domaine de la justice

Dans le cadre de l’appui au renforcement de l’Etat de Droit, qui, d’ailleurs, fait partie des priorités énoncées par le Président Martelly dans sa stratégie des quatre E, la MINUSTAH,  le Gouvernement Français et le Ministère de la Justice d’ Haïti, ont permis à une vingtaine d’élèves-magistrats haïtiens de suivre une formation à l’école de la Magistrature de Bordeaux, en France. Cette dernière a duré 10 mois.
Ces futurs Magistrats dont 17 hommes et 3 femmes devraient rentrer aujourd’hui même de leur séjour de formation en France, Agés entre 25 et 44 ans, ces professionnels qui sont pour la plupart licenciés en droit sont maintenant dotés des outils académiques nécessaires pour travailler dans le domaine de la justice en tant qu’auditeurs. Ils font partie de la première promotion exclusivement recrutée sur concours, ce conformément à la loi du 20 décembre 2007 relative au processus de recrutement à l’Ecole de la Magistrature, mettant ainsi un terme aux droit de nomination qu’exerçait le ministère de la Justice et de la Sécurité publique.
Le programme a permis la formation théorique de ces élèves-magistrats en techniques d’audit qui a duré 4 mois, suivie d’un stage de 6 mois en juridictions françaises. La formation a été aussi centrée sur l’acquisition des capacités judiciaires fondamentales et de la déontologie.
Dans la même veine, 6 formateurs haïtiens ont également reçu, durant 2 mois,  des enseignements sur le processus d’élaboration des séquences de formation et la direction d’étude de l’Ecole nationale de la Magistrature ainsi que sur  la mise en œuvre de la formation des auditeurs lors de leur stage en juridiction. Le coût de l’opération  a été évalué à 487.160 euros dont 118.860 euros pour les frais pédagogiques engagés par l’Ecole.
Ce budget est financé à hauteur de 79.000 euros environ (100.000 $) par le PNUD Haïti et la MINUSTAH (Mission des Nations Unies en Haïti) et 408.000 euros, par le ministère français des Affaires étrangères et européennes (MAEE).
Un projet d’alphabétisation en faveur des prisonniers du Nord
Dans le cadre d’un projet d’appui éducationnel et de renforcement sécuritaire, plus de 600 prisonniers des centres de détention de Cap-Haïtien et de Grande Rivière du Nord dans la région du Nord bénéficient d’un projet d’alphabétisation depuis le mois de mai 2011. Ce projet est financé par la MINUSTAH dans le cadre de ses Projets à impact rapide (QIPs) à hauteur de 14,286.16 dollars américains et est exécuté par l’ONG internationale CARE.
A travers une méthode d’enseignement audiovisuelle, le projet vise à alphabétiser des personnes soumises à la détention, fournir le matériel nécessaire aux détenus qui voudront exercer l’art de la peinture ou de la couture, et offrir des livres de lecture pour la constitution de bibliothèques carcérales.  Les détenus formés sont appelés à former d’autres détenus, impliquant uniquement ceux qui sont condamnés à au moins un an de prison, et non les personnes en détention préventive ou en attente de jugement.
Environ 550 détenus de la prison du Cap-Haitien, incluant une vingtaine de femmes et 10 garçons mineurs bénéficient de ce projet, qui devrait bénéficier également aux 70 détenus de la prison de la Grande Rivière du Nord. Bien entendu, le but ultime est d’augmenter leur capacité de réinsertion sociale, avant leur retour en société. Il y aurait une baisse du risque de récidive criminelle et une augmentation de chances liées à l’emploi si les détenus apprennent à lire ou à écrire, ou à exercer un art.
Je passe maintenant la parole à ma collègue Emmanuelle Schneider, porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires – OCHA-  pour un point de la situation humanitaire


INTERVENTION D’EMMANUELLE SCHNEIDER, PORTE PAROLE U BUREAU DE LA COORDINATION DES AFFAIRES HUMANITAIRES DES NATIONS UNIES(OCHA)
Bonjour,
Au sommaire des grands titres de l’actualité humanitaire : L’évolution de l’épidémie de choléra et l’insécurité alimentaire
Pour ce qui concerne le choléra : malgré une recrudescence des cas de choléra dus aux fortes pluies du mois de juin, les taux de mortalité ont connu une baisse constante dans tous les départements. Le taux de mortalité national atteint les 1,5 pour cent. A  0, 7 pour cent, le taux de mortalité de la zone métropolitaine de Port-au-Prince est le plus bas. A la date du 28 juin, il y a eu une diminution de 25 pour cent de cas suspects de cholera s’étant rendus dans les postes de réhydration orale.  Le nombre de lits occupés dans la zone métropolitaine de Port- au-Prince, qui avait atteint près des 2000 le 9 juin, est passé à 1 365 à la date du 28 juin.
Une tendance à la baisse a notamment également été observée au cours des dernières semaines à Léogâne et Gressier, dans la région des Palmes (département Ouest). Les acteurs de la santé ont réussi à couvrir les besoins médicaux et les partenaires de la santé, eau et assainissement ont intensifié les campagnes de sensibilisation du public sur les pratiques d’hygiène, ainsi que les distributions de savons et de tablettes de purification de l’eau.
J’en viens maintenant à la question de l’insécurité alimentaire : La saison des pluies cette année a connu un démarrage tardif et le manque de précipitations dans certaines régions du pays est susceptible d’avoir un impact négatif sur les récoltes de juillet-août 2011, et par conséquent sur la situation de la sécurité alimentaire, explique le Cluster agriculture. Les pluies qui tombent généralement avant la fin du mois de mars, n’ont pas commencé avant la mi-avril dans certains départements tels que le Sud-Est, le Nord-Est, l’Ouest et le Nord-Ouest. La récolte de printemps, qui fournit généralement 60 pour cent de la production agricole annuelle, devrait être inférieure à la moyenne, signale le Système d’alerte précoce contre la famine (FEWS NET).
Pour répondre à cette situation préoccupante, des programmes argent ou nourriture contre travail se  poursuivent, tout comme la distribution de compléments nutritionnels aux enfants de moins de 5 ans, aux femmes enceintes et allaitantes.  Le Programme alimentaire mondial (PAM) par exemple  a lancé un projet permettant d’allouer de l’argent liquide à 10 000 familles.
 

Questions-Réponses

Radio Boukman: Lors d’une rencontre hier au Palais national, le chef de l’Etat a fait beaucoup d’exigences à la MINUSTAH. Pensez-vous que la MINUSTAH serait en mesure de répondre à ces exigences ?
Merci pour votre question. Comme vous, j’ai lu le communiqué de presse qui a été publié à l’issue de la rencontre entre le Président de la République et le Représentant spécial par le service de presse du Président. Ce que je peux vous dire, c’est que cette rencontre a été cordiale, constructive, franche,  chaleureuse et que, de manière très légitime, le Président de la République a fait part au nouveau Représentant spécial de ses préoccupations prioritaires. Il a bien entendu discuté avec le Représentant spécial des domaines dans lesquels la Mission des Nations Unies travaillait en appui au  Gouvernement et aux autorités haïtiennes et la sécurité en fait partie, comme tout le monde le sait. L’insécurité est une préoccupation importante pour le Président comme pour la MINUSTAH. Le Président  a insisté sur le fait qu’il voudrait accélérer l’éradication de ce phénomène, ce qui est tout a fait compréhensible, et que la MUINUSTAH partage, bien entendu. Cela a été bien compris et bien reçu par le Représentant spécial Martino Fernández. Vous avez parlé « d’exigences ».. C’est bien légitime qu’un Président de la République ait des exigences et des priorités qu’il partage avec les partenaires internationaux qui sont dans son pays. Mais je vous rassure une fois de plus, l’entretien a été très cordial et constructif.
Haïti Communications Group (HCG) : vous avez fait mention du taux de la stabilité de la criminalité. Sur quoi vous basez-vous pour dire que, sur le plan sécuritaire, il y a stabilité en Haïti, quand on sait que le Président Michel Martelly ainsi que le Chef de la Police nationale ont fait état de l’augmentation du taux de la criminalité ?
Alors, excusez-moi. Je crois qu’il y un petit malentendu. Je n’ai pas fait allusion du tout à une quelconque « stabilité du taux de l’insécurité » à aucun moment de ma déclaration. Ce que j’ai dit, en vous lisant  la déclaration de mon collègue militaire, c’est que la situation sécuritaire dans le pays au cours de la semaine écoulée était demeurée généralement « stable ». Cela veut dire qu’il n’y avait pas eu de gros événements d’insécurité particuliers par rapport à la semaine dernière. Ca ne veut pas dire du tout qu’il n’y pas d’insécurité. Je vous prie de m’excuser si je me suis mal exprimée, si c’est ce que vous avez compris.
Vision 2000: Il y a des scientifiques qui ont présentés des preuves solides appuyant l’hypothèse selon laquelle des casques bleus ont importé le choléra ayant fait des milliers de morts en  Haïti. Parmi ces scientifiques, il ya encore le professeur Piarroux qui a été appuyé par d’autres scientifiques, qu’est ce que vous avez à répondre par rapport a cette nouvelle étude ? Deuxième question : il y a des organisations de la Société civile qui exigent des dommages en faveur des  parents et des victimes de l’épidémie de choléra, quelle est votre réaction.
J’ai vu comme vous les dépêches de l’agence Associated Press et d’autres agences hier, qui ont rapporté qu’un Institut américain – CDC – (Centers for Disease control and prevention) venait de publier dans l’édition de juillet 2011 de sa revue,  l’étude du Docteur Piarroux.  Si je ne me trompe pas, ce n’est pas une étude nouvelle, c’est une étude qui a été faite il y a plusieurs mois, bien avant même que le panel d’experts indépendants mis sur pied à la demande du Secrétaire général de l’ONU ne conduise son enquête sur les origines de l’épidémie de choléra en Haïti. L’étude du Professeur Piarroux, épidémiologiste français,  était une des premières études qui avaient été faites  après l’émergence de l’épidémie de choléra en Haïti.  Il semble qu’elle ait été re publiée en anglais  dans l’édition de juillet 2011 de la revue de cet institut de recherches scientifique américain.  L’étude « suggérait  que » mais n’était pas parvenue à établir un lien scientifique entre la base des Casques bleus et l’épidémie de cholera.
Le panel d’experts indépendants convoqué par le Secrétaire général de l’ONU, dans  son enquête approfondie, a tenu compte des études qui avaient été faites,  notamment de celle là, et dans son rapport, publié en mai dernier, a d’ailleurs noté qu’aucune des études qui avaient été réalisées n’avaient pu établir un lien scientifique entre la base des casques bleus et l’explosion de l’épidémie de choléra en Haïti. Nous nous en tenons aux conclusions du  rapport des experts  indépendants. Je réponds  en même temps à votre deuxième question : la conclusion du panel d’experts indépendants a été que l’épidémie de choléra en Haïti a été causée par une convergence de circonstances et que l’on saurait imputer l’épidémie de choléra en Haïti à l’action d’un individu ou d’un groupe d’individus.
Vision 2000: Je regrette Madame, il est clairement dit que cette étude est plus complète par rapport à la première étude que le professeur Piarroux avait réalisé, ont dit que cette étude est plus complète et que sa méthodologie a été vérifier par d’autre scientifiques.
Je suis désolée, peut être que ne suis-je pas en possession de toute l’information car je n’ai pas encore pu prendre connaissance de l’entièreté de l’étude telle que publiée dans la revue américaine. Comme vous, j’ai vu  des dépêches de presse sur le sujet. Nous pourrons y revenir des que nous aurons pu examiner cette publication dans son intégralité. Merci
Radio Ibo : Plusieurs organisations de la société civile  comme le  PAPDA et la SOFA ont élevées la voix pour demander que la MINUSTAH reconnaisse qu’elle est responsable et à l’origine  de l’épidémie de choléra en Haïti. Il y en a même qui  ont exigés que la MINUSTAH présente ses excuses au peuple haïtien et au monde entier. Quelle est la réaction de la MINUSTAH par rapport à cette demande et sans oublier les dommages économiques.
Ecouter j’aimerais vraiment réitérer une chose que j’ai déjà dite à l’occasion de la publication  du rapport des experts et à d’autres occasions.  La simple possibilité que la MINUSTAH puisse de loin ou de près être liée aux éléments qui ont contribué à l’émergence du choléra en Haïti suffit très largement pour que nous présentions toutes nos excuses au peuple haïtien. Et ceci est clair et net. Ce n’est pas la première fois que nous le disons et j’aimerais vraiment que tout le monde l’entende.
La question de la responsabilité  est une autre question. Il est légitime que les familles des victimes, les victimes qui ont été touchées par le choléra essayent de trouver quelqu’un  qui puisse compenser les dommages qui leur ont  été infligés par la  terrible souffrance que cette épidémie leur a infligée. Chacun est libre de faire valoir son opinion.  Nous avons déjà évoqué plus d’une fois la manière dont les épidémies se propagent : Il faut qu’un certain nombre de facteurs soient rassemblés simultanément dans un certain terrain pour qu’une bactérie provoque une épidémie.  N’importe quel porteur de n’ importe quelle bactérie peut faire le tour du monde sans que jamais une épidémie  ne  se développe, parce que le terrain n’est  pas favorable, et que tous les éléments ne sont pas rassemblés pour qu’elle explose : l’environnement sanitaire, les conditions d’hygiène, la température de l’eau, le niveau d’oxygène dans l’eau, et d’autres éléments, qui doivent être rassemblés, simultanément pour provoquer ce qu’on appelle en météo un « orage parfait »  Donc je  vous renvoie aux conclusions  de l’étude du panel d’experts qui explique très bien comment une épidémie peut se propager dans un milieu donné.  Nous comprenons très bien comprends très bien que des familles dans la détresse  tentent d’avoir des réponses et tentent aussi d’avoir des compensations pour la souffrance qui leur a été causée.
Vision 2000 : Il y a un Avocat qui s’est porte volontaire, il a offert ses services aux familles victimes de choléra pour pouvoir porter plainte contre la MINUSTAH. Est-ce que la MINUSTAH est prête à répondre aux questions de la justice. Est ce que la MINUSTAH est inquiète ?
Ce sont des questions qui relèvent de la Justice. Si les gens veulent utiliser cet avocat pour porter plainte contre X, contre la MINUSTAH ces gens sont bien entendu libres de leur faire. Est-ce que la MINUSTAH est « inquiète » ? Non. la MINUSTAH a de l’empathie pour toutes les victimes de choléra, et les familles de ces victimes. Notre inquiétude maintenant c’est que la maladie ne continue d’évoluer, qu’elle continue de faire des morts, notre inquiétude, c’est de voir comment appuyer au mieux les institutions de ce pays pour répondre le mieux possible à cette épidémie, de tirer toutes les leçons possibles , avec les autorités haïtiennes, pour renforcer le filet de sécurité d’Haïti par rapport a de possibles épidémies.
 

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Contacts media:
Vincenzo Pugliese, Porte-parole adjoint, MINUSTAH
Cell : (509) 3702 6710
E-mail : [email protected]

René Kentsa, Porte-parole de la Police des Nations Unies (UNpol)
Cell : (509) 3650 4851
E mail : [email protected]

Claire Berthiaume, Porte-parole de la Force militaire
Cell : (509) 3111 7047
E mail : [email protected]org

Emmanuelle Schneider, Porte-parole du Bureau de la coordination
des affaires humanitaires en Haïti (OCHA)
Cell : (509) 3702 5176  Email: [email protected]

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