Le Fonds se dévoile

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Le président Martelly cachait bien son jeu. Son fonds a des parents et il ne nous en avait rien dit. Le Fonds ressemble beaucoup à un ancien projet qui traînait dans les tiroirs depuis la présidence de René Préval. Martelly l'a apprêté à sa sauce avec une bonne dose de communication volontariste.Pour preuve, la directrice générale de l'Unesco est au parfum. Elle sait tout de la création du fonds qui sera doté de 360 millions de dollars pour l'éducation en Haïti.Selon un communiqué disponible sur le site de cet organe de l'ONU, « le Fonds national pour l'éducation (FNE) est un consortium multisectoriel qui réunit le gouvernement haïtien, le secteur privé, les institutions financières internationales et les organisations non gouvernementales (ONG). Il est financé majoritairement par le prélèvement de 0,05 dollar sur les appels internationaux entrants et de 1,5 dollars prélevés sur chaque transfert international de fonds. « La directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, s'est félicitée de la création d'un Fonds national pour l'éducation (FNE), lancé par le président d'Haïti récemment élu, Michel Martelly. L'objectif de ce fonds, dont la création a été annoncée le 26 mai, est de mobiliser les ressources financières afin de scolariser les enfants les plus défavorisés. Doté de 360 millions de dollars sur une période de cinq ans, ce fonds est le plus important jamais créé pour les enfants non scolarisés », indique le communiqué.« Le président Martelly a fait de l'éducation sa priorité. Je salue cette excellente initiative qui vise à aider les enfants non scolarisés grâce à ce nouveau Fonds national pour l'éducation. Haïti a besoin d'investissements durables dans l'éducation pour donner aux Haïtiens les moyens de reconstruire leur pays. Ce fonds est un exemple de financement innovant pouvant permettre d'atteindre les objectifs de l'Education pour tous en impliquant à la fois l'Etat, les entreprises privées, les ONG et la communauté internationale », a déclaré la Directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova.« Les ressources identifiées à ce jour devraient permettre de scolariser quelques 350 000 enfants pendant la première année. D'après les estimations, près de 1,9 millions d'enfants au total devraient profiter de cette initiative », indique le texte de l'Unesco.Le communiqué ne dit pas un mot pour justifier la précipitation qui pousse la présidence et ses amis à y aller sans loi ni base légale. Depuis hier, 15 juin, de l'argent est collecté au nom du Fonds sans qu'on ne sache qui va gérer notre argent ni contrôler ses dépenses.Depuis le tremblement de terre et la valse des milliards évaporés sans suite, la présence des ONG et organismes internationaux n'est plus une garantie de bonne gestion dans les projets. Pour faire marcher cette machine bien nourrie des taxes de la diaspora, il va falloir des tonnes de consultations. La sauce risque de coûter plus cher que le poisson, car le nombre des experts qui vont se pencher sur les problèmes de l'éducation va exploser.Forçons-nous à être optimistes à défaut de ne pas pouvoir l'être naturellement, le Fonds est bien en selle, bientôt bien en chair avec la bénédiction de nos amis les plus recommandables.Frantz Duval
Courtoisie: Le Nouvelliste

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