L'Ucref pourrait fouiller dans les comptes des conseillers électoraux

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La Commission spéciale du Sénat qui enquête sur les allégations de fraudes et de corruptions ayant émaillé les récentes élections a formellement demandé à l'Unité centrale de renseignements financiers (Ucref) de procéder à une analyse minutieuse des transactions effectuées sur les comptes en banque personnels des conseillers électoraux. « Des déclarations pertinentes de certaines personnes interrogées nous poussent à écrire au directeur de l'Ulcc pour vérifier les mouvements effectués sur les comptes personnels de tous les conseillers électoraux », a annoncé Youri Latortue, président de la Commission spéciale du Sénat. Cette commission d'enquête spéciale a été diligentée suite aux allégations de fraudes et de corruptions relatives aux législatives et sénatoriales partielles de 2010 et 2011. Un candidat, selon une sénatrice, aurait versé de l'argent à un responsable de l'institution électorale pour s'assurer d'un siège au Parlement. Le ministre démissionnaire de la Justice, Paul Denis et celui de l'Intérieur, Paul-Antoine ainsi que le chef de la Police nationale, Mario Andresol, ont été interrogés par la Commission spéciale du Grand corps. Plusieurs conseillers électoraux ont défilé également devant la commission qui avait poussé le Parquet de Port-au-Prince à émettre une interdiction de départ pour les conseillers électoraux. La Commission s'est rendue, ce lundi, au siège du Conseil électoral provisoire pour vérifier certains documents. Le président de l'institution électorale, Gaillot Dorsainvil, serait en fuite, selon le sénateur Youri Latortue, grâce à la complicité d'une « haute autorité ». Un parlementaire suspecté dans cette fuite vers la République dominicaine a juré ses grands dieux. « Jamais je n'aurais agi de la sorte en faveur de quelqu'un au sujet de qui une investigation est menée », a dit Moïse Jean-Charles sur les ondes de radio Kiskeya. Moïse Jean Charles a cependant qualifié de « persécutions politiques » la mesure d'interdiction de départ prise contre les membres du CEP par le commissaire du gouvernement. Membre de la commission d'enquête, il a mis en avant l'article 186 de la Constitution qui rend le chef de l'Etat, le premier ministre, les ministres et les membres du Conseil électoral permanent seuls justiciables par-devant la Haute cour de justice.

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