Remontée brutale à Port-au-Prince du banditisme

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Fénol Gustave, un mécanicien de référence connu de tous sous le sobriquet de “Boss Nono”, a été tué lundi après-midi de deux balles à la tête par deux motards devant son garage Nono Body Shop à la rue Montalais, à quelques mètres du Palais National (centre de la capitale).
Selon les témoignages de l’épouse de la victime, d’un garagiste et des résidents du quartier recueillis par Radio Kiskeya, les meurtriers lui ont pris sa chaîne avant de l’abattre.
Mortellement touché, “Boss Nono”, 49 ans, n’a pas survécu malgré son acheminement d’urgence à l’hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH).
Les deux bandits ont tranquillement pris la direction du quartier populaire du Bel-Air après avoir commis leur forfait.
Des habitants de la rue Montalais ont accueilli avec consternation la disparition de Fénol Gustave qui, soutiennent-ils, représentaient pour eux un “père”.
Le mécanicien, qui vivait avec sa famille là où se trouve son entreprise, jouissait d’une grande notoriété professionnelle à Port-au-Prince.
Cet assassinat est venu confirmer une résurgence brutale de l’insécurité criminelle constatée ces derniers jours.
Dans le même quartier, samedi après-midi, un homme d’affaires, Jacques Cajuste, a été abattu au moment où il faisait laver son véhicule.
Personnage très voyant à Pétion-Ville (banlieue est de la capitale) où il résidait, le disparu exhibait toujours ses armes personnelles et se faisait appeler couramment “commandant”.
Dans le même registre, samedi ont été chantées les funérailles de Serge Philibert, un étudiant de troisième année de la Faculté d’ethnologie qui avait été assassiné quelques jours auparavant par des inconnus armés au Champ de Mars.
De nombreux cas d’insécurité ont été recensés depuis quelque temps dans ce secteur de la capitale dont les places publiques regorgent de sinistrés du séisme dévastateur de janvier 2010.
Le rectorat de l’Université d’Etat a fermement condamné le meurtre de l’étudiant et réclamé des autorités policières l’ouverture d’une enquête. Dans une note de protestation, le recteur Jean Vernet Henry souhaite que “les coupables soient identifiés et punis” conformément à la loi. spp/Radio Kiskeya

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