Rodolphe Joazile et Sorel Jacinthe se disent prêts à ouvrir la voie à Daniel Rouzier

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Les présidents du Sénat, Rodolphe Joazile, et de la Chambre des Députés, Sorel Jacinthe, ont désapprouvé lundi la décision du Président Michel Martelly de résoudre la crise constitutionnelle sans promulguer le texte authentique de l’amendement, mais les deux représentants de la majorité (GPR) assurent que cette situation ne remettra pas en cause la ratification du Premier ministre désigné.
“Nous ne voulons nullement bloquer l’Exécutif dans ses démarches. Car, nous sommes conscients de la nécessité de doter le pays d’un nouveau gouvernement en vue de l’orienter vers le développement durable”, a expliqué le Sénateur Joazile lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue de la Chambre basse.
L’élu du nord-est n’a pas caché son étonnement face au choix du chef de l’Etat de se contenter uniquement de faire retrait de la loi constitutionnelle illégitime publiée peu avant le départ de son prédécesseur, René Préval, alors que la version corrigée devait être du même coup promulguée.
Joazile avoue ne pas être au courant des graves erreurs que contiendrait le document et qui auraient porté la Présidence à surseoir à sa publication.
“Nous, au Parlement, restons disposés à continuer à rencontrer le Président pour discuter de la situation du pays”, a, pour sa part, indiqué Sorel Jacinthe qui a également deploré l’attitude de Martelly tout en lui reconnaissant le droit de rétablir intégralement la constitution de 1987 moyennant des explications au prélable.
“Il est temps de penser pays et d’agir et nous voulons justement agir avec le Président”, a poursuivi dans une réplique au chef de l’Exécutif M. Jacinthe qui affirme que trois questions d’intérêt national sont au coeur de toutes les discussions entre les deux pouvoirs : l’amendement constitutionnel, l’élection des 19 parlementaires toujours empêchés et la ratification de Daniel Rouzier.
M. Martelly avait pourtant prétendu tout le contraire en manifestant son impatience devant la propension des parlementaires à privilégier “l’intérêt particulier” dans les réunions au sommet.
“Dans mes rencontres avec des parlementaires, on me parle toujours d’autres choses, mais jamais du choléra et des gens encore sous les tentes”, avait déclaré samedi le chef de l’Etat dans sa première salve contre les législateurs qu’il accuse de faire traîner le processus de ratification de son Premier ministre désigné en dépit des besoins pressants de la population.
Ce début d’escalade verbale traduit l’ampleur des tensions qui caractérisent déjà le jeu politique et les enjeux de pouvoir au tout début du quinquennat de Michel Martelly. spp/Radio Kiskeya

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