Une arrestation lors de la dernière manifestation contre Préval aux abords du palais national

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[ AlterPresse] --- La Compagnie d’Intervention et de Maintien de l’Ordre (CIMO) de la police Nationale d’Haïti (PNH) a procédé ce 13 mai à l’arrestation d’une personne aux abords du palais national lors de la dispersion d’une manifestation d’anciens employés de l’administration publique, tandis que se poursuivaient les préparatifs pour la cérémonie d’investiture du nouveau président élu, Michel Martelly, le 14 mai.
L’homme qui a été appréhendé participait aux cotés de plusieurs dizaines d’employés révoqués de l’administration publique qui transportaient un cercueil pour « chanter les funérailles » symboliques du gouvernement du président sortant René Préval et réclamer « des d’arriérés de salaire », a constaté AlterPresse.
Plusieurs autres manifestants ont été brutalement frappés par les policiers et les agents de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH) ont tiré des gaz lacrymogènes afin de disperser les manifestants. Ces derniers ont réagi en lançant des jets de pierres.
 « Les employés révoqués n’ont pas d’armes. Depuis 4 ans ils réclament leur réintégration et leur dû. Je ne vois pas pourquoi les agents de la CIMO les maltraitent », déplore un manifestant.
D’autre part, des dizaines de personnes continuaient en fin d’après-midi d’admirer les dispositifs logistiques mis en place dans la cours du palais pour la cérémonie de passation des pouvoirs entre René Préval et le président élu Michel Martelly.
Interrogés par AlterPresse, des curieux se disent impressionnés et d’autres confient leur espoir qu’une page sera tournée et que l’avenir réservera quelque chose de bien au pays s’il y a de la volonté et de la conviction.
 D’autres encore souhaitent qu’ils pourront bénéficier de l’instruction et d’un emploi dans un pays où plus de 70 % des personnes en âge de travailler sont en chômage.
En face du palais, les sinistrés qui vivent encore sous des tentes crasseuses depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010, souhaitent que le prochain gouvernement leur donne un toit.
« J’aimerais que le président (Michel Martelly) construise des maisons pour nous permettre de laisser ce camp. Je veux qu’il me donne un logement », insiste Yolande, une déplacée mère de 4 enfants.
Les cérémonies du 14 mai doivent se dérouler dans un site mis en place près du parlement, au palais présidentiel et dans un hôtel de la capitale. [rh gp apr 13 /05/2011 16:00]

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