Mise en garde de Martelly

Publié
8 années ago
Dernière mise à jour
1 année ago
295 views
Time to
read
1’

Le Président élu, Michel Martelly, est sorti jeudi de ses gonds pour menacer de poursuites judiciaires les membres du Conseil électoral provisoire qu’il accuse d’avoir favorisé la plateforme au pouvoir INITE à travers les résultats truqués des législatives à l’origine d’une grave crise post-électorale.
"En insistant pour conserver des résultats non conformes à la volonté populaire, le CEP est en train de saboter tous mes efforts, tout le travail que j’ai entrepris depuis mon élection en vue de montrer au monde l’image d’un pays politiquement stable et prêt à accueillir des investissements étrangers", a amèrement regretté M. Martelly lors d’une conférence de presse au ton très offensif.
"Pour éviter des problèmes encore plus graves, le CEP doit respecter le vote de la population", a-t-il martelé ajoutant "il serait plus agréable si le CEP acceptait d’intégrer l’Haïti moderne ; mais, s’il persiste à s’accrocher à l’ancien système, la justice devra assumer ses responsabilités".
Martelly se situe sur la même longueur d’onde que l’ensemble de la communauté internationale qui a dénoncé le renversement dans les résultats définitifs des données préliminaires du second tour des élections au profit de 19 candidats à la Députation et au Sénat liés au parti du Président sortant, René Préval, majoritaire dans les deux Chambres du Parlement.
Comme lors du premier tour des présidentielles, la mission d’observation électorale de l’OEA et de la CARICOM joue les arbitres et exige de l’institution électorale et de l’Exécutif, sur la sellette, la promulgation des résultats préliminaires du 4 avril.
Affirmant haut et fort que "l’état de droit sera une réalité" en Haïti dès le jour de son investiture, le 14 mai prochain, le futur chef de l’Etat a lancé une sévère mise en garde à tous ses détracteurs qui, soutient-il, seraient prêts à faire dérailler sa future administration contre l’intérêt du pays.
"Ceux qui ne veulent pas de Michel Martelly à la Présidence d’Haïti entendent tout faire pour qu’il échoue. Mais, ils n’y parviendront pas", a lancé le successeur de Préval qui s’exprimait depuis son bureau situé à Bourdon (est de la capitale).
"A partir du 14 mai, Haïti va changer, l’état de droit, qu’on le veuille ou non, sera une réalité. Personne, aucune institution ne sera au-dessus de la justice", a promis, sur un air de campagne électorale, l’ex-chanteur de Compas couramment appelé "Sweet Micky".
Revenu à peine d’une visite en République Dominicaine au cours de laquelle il a obtenu mercredi du Président Leonel Fernàndez la confirmation de sa présence, la semaine prochaine, à Port-au-Prince, Martelly, 50 ans, se prépare à prendre les rênes d’un pays confronté à des défis pour le moins redoutables. spp/Radio Kiskeya

 

Animateur (s)

Portrait de Anne Merline Eugene
La Mafia existe
1 année 7 mois ago
Portrait de Jacques Adler Jean Pierre
Agenda Culturel RTVC - 20 Avril 2017
2 années 7 mois ago