Michel Martelly affirme vouloir contribuer au renforcement d’une presse libre et indépendante

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(AHP) – Plusieurs activités, dont des conférence-débats sont  organisées en Haïti notamment à Port-au-Prince à l'occasion de la journée internationale de la Liberté de la presse, ce 3 mai . Le responsable de S O S Journaliste, Guyler C. Delva, en a  profité pour dénoncer une fois de plus ce qu'il appelle le laxisme des autorités haïtiennes qui, selon lui, auraientrefusé de donner au juge instructeur dans l’affaire Jean Dominique, les moyens de conduire efficacement son enquête. Guy Delva affirme ne pas comprendre que, sous la présidence de René Préval, un ancien compagnon de lutte du journaliste Jean L. Dominique assassine le 3 avril 2000, l’Etat haïtien ne soit pas en mesure de payer les frais de voyage pour le juge instructeur voulant recueillir des informations aux près de citoyens vivant a l’étranger et qui seraient prêts a témoigner.  M. Delva, qui a également été responsable d’une commission présidentielle d’enquête sur les cas de journalistes assassinés, le CIAPEAJ, appelle les travailleurs et travailleuses de la presse à s’unir afin de mieux défendre leurs droits et leurs intérêts. C’est parce que nous ne sommes pas vraiment unis que certains journalistes victimes d’abus, n’arrivent pas à obtenir justice. Il appelle les autorités à prendre des mesures pour assurer la sécurité de deux journalistes travaillant dans le Plateau Central et qui sont aujourd’hui dans le maquis suite a la réalisation des dernières élections. Le journaliste Clarens Renois, directeur de l’agence en ligne HPN, a lui proposé qu’i l y ait des lois régissant la pratique du journalisme en Haïti. M. Renois affirme cependant que ces limites de doivent pas représenter des restrictions à la liberté de la presse, soulignant que toute entreprise de presse de même que la corporation devraient avoir son propre code de conduite. De son coté, le responsable de la Société d’Animation et de Communication Sociale (SAKS), Sony Estéus a dénoncé les actes de vandalisme perpétrés contre des locaux d’une station communautaire en marge des activités électorales. Les locaux de la radio « Tet ansanm » dans le département du Nord Ouest ont été incendiés par des individus qui, dit-il, ont agi a visage découvert. Il appelle les autorités judiciaires  et policières à assumer leur responsabilité pour  que les auteurs de cet acte soient punis et les victimes réparées. La journée internationale de la liberté de la presse est célébrée ce 3 mai autour du thème : Les medias du 21e siècle au service de la démocratie ». En Haïti, le thème retenu est « Pour que la liberté de la presse soit toujours respectée dans le pays.» Mardi la ministre de la culture et de la communication, Marie Laurence Jocelyn Lassègue  avait appelé les travailleurs de la presse a plus de solidarité et a renforcer les associations de journalistes qui existent dans le pays. Le président élu, Michel Joseph Martelly, a lui aussi rendu un hommage aux journalistes ce 3 mai. Dans une lettre publiée sur sa page facebook, l’ex-chanteur du groupe Sweet Micky qui sera investi président le 14 de ce mois, se dit conscient des difficultés et des privations de toutes sortes auxquelles sont soumis les travailleurs de presse locaux dans l’exercice de leur profession.   Se présentant comme un soutien du 4e pouvoir, M. Martelly a loué le travail des journalistes haïtiens et haïtiennes qui contribuent, a-t-il dit,  à l’établissement de l’Etat de droit et à la promotion des valeurs démocratiques dans le pays”,. Il affirme vouloir contribuer au renforcement d’une presse libre et indépendante. La Mission des nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah) a elle aussi salué le travail des journalistes haïtiens qui, dit-elle, ont toujours joué et jouent encore un rôle prépondérant dans la promotion des valeurs de l’Etat de Droit en Haïti.Rendant un hommage à la mémoire de tous les journalistes haïtiens assassinés dans l’exercice de leurs fonctions ou du simple fait qu’ils exerçaient cette profession, la Minustah formule l’espoir qu’un jour justice leur sera rendue.La Journée mondiale de la liberté de la presse est aussi pour la MINUSTAH une occasion de condamner  toutes les formes d’intimidation et de menaces perpétrées à l’encontre des représentants des media, indique encore la mission onusienne dans un communiqué.

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