Bellerive se blanchit, tout est clair!

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« Ce n'est pas seulement un souci de transparence, c'est aussi un souci de cohérence que tous les fonds, y compris ceux de Petrocaribe, soient intégrés dans le budget de la République », a confié au journal le Premier ministre Jean-Max Bellerive, le mercredi 13 avril 2011. Il est important de comprendre que tous les fonds prélevés dans le programme Petrocaribe ont été votés par le Parlement, dépensés dans la plus grande transparence et ont fait l'objet de contrôle, comme il est d'usage dans la fonction publique, a expliqué le chef du gouvernement, assurant qu'il n'y a pas eu de duplication dans le financement des projets d'intérêts publics exécutés. « Il est vital que la population comprenne que ce n'est pas de l'argent qui a disparu », a enchainé M. Bellerive qui a rejeté d'un revers de main les allégations de gaspillage et d'allocations d'argent prélevés dans le programme Petrocaribe pour financer la campagne des élus de Inite, la plateforme soutenue par le président René Préval aux dernières législatives et présidentielle de fin 2010 et début 2011. « Ces accusations ont fondu. Beaucoup de gens qui les avaient lancées savaient qu'elles étaient infondées », a soutenu Jean Max Bellerive sous les yeux de son ministre de l'Economie et des Finances, Ronald Baudin qui, dans la foulée, a révélé que sur le décaissement des 163,2 millions de dollars effectués après le séisme du 12 janvier 2010 « 120 millions ont été dépensés ». « Toutes les rues du Cap-Haitien sont en train d'être refaites; il y a 17 chantiers sur la route reliant Gonaïves à Port-de-Paix dont 15 financés par le programme Petrocaribe », a cité à titre d'exemple le grand argentier de la République. Selon les résolutions des 10 février 2010 et 24 août 2010, le gouvernement a décidé de financer certains projets à partir des fonds Petrocaribe. Une enveloppe de 163,2 millions de dollars américains a été initialement prévue et allouée à un ensemble de 14 projets qui tendent à améliorer les infrastructures physiques et sociales, à développer les ressources humaines du pays. Un deuxième financement de 107 millions de dollars a été approuvé pour un ensemble de 15 projets. A date, seize projets sont en cours d'exécution totalisant 184 millions de dollars Us. 81 % de ces projets concernent les infrastructures et le reste est partagé entre les projets concernant les équipements (7 %), la protection sociale (6 %), l'énergie et l'éducation respectivement 4 % et 2 %, selon un tableau préparé par le MEF et communiqué par le chef du gouvernement lors de l'entretien accordé au journal. En condensé, ce tableau indique que les prélèvements effectués durant la période où Jean-Max Bellerive est aux commandes totalisent 270,6 millions de dollars dont 183,6 millions ont été alloués à des projets en exécution. A date, 122,5 millions ont été décaissés, soit un taux d'absorption de 61,29 %.Le département de l'Artibonite a reçu 32,02 %, l'Ouest 23.91 % et les Nippes 10,42% des fonds alloués. Ce qu'est Petrocaribe « Contrairement à ce que pensent les gens, Petrocaribe n'est pas un accord préférentiel en matière de tarif pour l'achat de produits pétroliers. C'est un accord de crédit. Au départ, on nous permettait de payer 50 % cash et 50 % crédit. Et, selon un terme de l'accord, il était prévu que quand le prix du brut dépasserait 100 $ us le baril, ce serait 40 %cash et 60 % crédit. Pour l'instant, c'est 40 % cash et 60 % crédit », a expliqué Ronald Baudin. « A chaque fois, a-t-il enchainé, que nous commandons des produits pétroliers, nous prenons la totalité de l'argent de la compagnie importatrice. Nous donnons 40 % à notre fournisseur et 60 représentent un crédit à long terme de 25 ans avec un taux d'intérêt très faible de l'ordre de1 % », selon M.Baudin qui, à l'instar du capitaine comme le capitaine de l'équipe, Jean Max Bellerive, a souligné avoir expliqué et réexpliqué ce programme au public.
A plusieurs reprises, le ministre Baudin a expliqué ce programme, son fonctionnement, a rappelé Jean-Max Bellerive pour qui il est absolument important de donner des informations et surtout rompre avec les suspicions, dans nombre de cas, infondées contre des serviteurs de l'Etat n'ayant rien à se reprocher. Quid des 197 millions et de l'audit de la CSC/CA exigé par l'ex-Premier ministre Michelle Duvivier Pierre-Louis ? « Je ne saurais répondre au nom de la CSC/CA au contrôle auquel je suis astreint », a répondu M. Bellerive qui a cependant indiqué que l'audit avance même si cette cour a subi d'importants dommages lors du tremblement de terre. Il a par ailleurs martelé qu'il n'était pas Premier ministre mais ministre de la Planification quand les 197 millions ont été décaissés pour réaliser des interventions d'urgence après le passage de ouragans dévastateurs de 2008. Le chef du gouvernement a, par ailleurs, garanti que tous les ministres ayant des projets financés avec des fonds de Petrocaribe sont ouverts à la presse pour toutes informations. Les accusations d'un député et la soif d'information d'un ministre « Je suis très surpris d'apprendre qu'après avoir "gagote" 163 millions de dollars, que le pouvoir a décidé d'utiliser 103 millions provenant du programme Petrocaribe » , avait clamé, ulcéré, l'ex-député Steven Benoît, invité de l'émission Panel Magik, le mercredi 1er septembre 2010. Si Me Newton St-Juste n'avait pas révélé la réticence du ministre Yves Cristalin à avaliser l'allocation de nouvelles ressources sans avoir des informations lui permettant de savoir comment ont été engagés les 163 millions, les noms des compagnies et l'état d'avancement des routes qu'elles sont censées avoir construites, personne n'aurait su ce qui se passe, avait tempété Benoît. Inquisiteur, l'artisan de la loi sur le salaire minimum s'était montré sarcastique à l'égard du ministre de l'Économie et des Finances Ronald Baudin qui avait déclaré qu'il n'y aura pas de financement occulte de partis politiques sous son administration . « Je voudrais que l'on me dise qui est Charles Suffrard à qui le pouvoir donne beaucoup d'argent à distribuer à des paysans dans l'Artibonite » ,s'était demandé M.Benoit. On donne de l'argent à des organisations bidon de militants de Lespwa et de Inite soit-disant pour la construction d'écoles, de curage de canaux. Pourquoi est-ce que le Parlement n'a jamais voté la loi des règlements ? Est-ce qu'il était prévu au budget que chaque candidat à la députation de Inite ait à sa disposition un véhicule tout-terrain (Toyota zo reken) ? Que ces candidats obtiennent des postes de consultants dans différents ministères ? , s'était interrogé l'ex-député, élu entre-temps au sénat de la République. Sur l'utilisation présumée de toutes sortes d'artifices administratifs pour détourner des ressources financières du Trésor public et d'autres programmes financés par les bailleurs de fonds internationaux, l'enfant terrible de la 48e législature avait confié que la duplication des projets est monnaie courante en Haïti. Après les intempéries de 2008, plus de 197 millions ont été débloqués dans le cadre du programme Petrocaribe. Des ressources ont été affectées pour des projets déjà réalisés dans plusieurs circonscriptions. A Desdunes, on a débloqué de l'argent pour un projet d'adoquinage déjà effectué, avait argumenté Steven Benoît qui s'en était pris, d'un autre côté, à deux compagnies ayant, selon lui, reçu, à cause de leurs accointances avec le pouvoir, quelque 32 millions pour fournir des articles comprenant des produits de première nécessité aux sinistrés du 12 janvier après la catastrophe. « Quand on vérifie, on constate que les propriétaires de ces deux compagnies sont proches du pouvoir et comptent même des gens qui siègent au cabinet privé du président René Préval, avait révélé Steven Benoît. Il s'était par ailleurs montré très acide à l'égard d'autres personnes gravitant autour du pouvoir qui ont, d'après lui, détourné une partie de l'aide destinée aux victimes du tremblement de terre ». « Ils ont revendu au gouvernement de l'aide destinée aux sinistrés, avait-t-il dit, scandalisé, sans toutefois se leurrer car, avait-t-il avancé, les choses ne vont pas changer du jour au lendemain. Dans l'intervalle, ceux qui doutent de la bonne foi affichée du gouvernement devront fournir les preuves de leurs accusations, à en croire le chef du gouvernement qui a ordonné à ses ministres d'ouvrir les placards !!!Roberson Alphonse [email protected].
Source: Le Nouvelliste

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